La sélection totalement partiale de la Rédaction JV
L'année 2008 a été particulièrement riche en sorties, avec des dizaines de blockbusters sortis après deux à trois ans de productions. C'est un pic d'affluence inédit pour cette génération de console qui montre à quel point l'industrie veut s'implanter en force sur chaque plateforme.
Les Tops et Flops de 2008, ou comment résumer une année de hype et d'abondance !
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LE TOP 10 JEU VIDEO
10. PURE

Bien qu’il ne soit pas parfait, Pure n’en reste pas moins exceptionnel, très agréable à jouer et gratifiant dans son spectaculaire. Ce n’est pas qu’une action participative, mais aussi créative et Pure parvient par sa souplesse de gameplay à restituer une griserie de l’extrême jusqu’alors tant recherchée mais jamais atteinte.

Metal Gear Solid 4 clôt une épopée guerrière, mariant la fougue des premiers jours avec l’expérience de deux décennies de développement. MGS4 est une réussite indéniable qui garde toute l’aura de son mythe en se concluant avec brio.

Mirror’s Edge est une démonstration de level-design ainsi qu’une réappropriation inédite d’un point de vue banalisé. C’est une éxpérience éphémère et inaboutie qui si elle ne vaut pas les 70€ de son étiquette, ouvre de nouvelles perspectives pour le futur vidéoludique.
7. SPORE

En nous livrant un jeu aux consonances karmiques, Will Wright prend des airs de Buddha, goguenard et binoclard, résolument amoureux de tout ce que représente la vie. Spore est donc l’expression naturelle de sa pensée. Organique, foisonnante et optimiste.
6. BANJO & KAZOOIE : NUTS & BOLTS

Apparemment informe, Nuts & Bolts déstabilisera les joueurs qui recherchent un produit balisé au genre segmenté. Nuts & Bolts ne fera pas l’unamité, et il se vendra mal. Il représente néanmoins ce qu’on espère de mieux pour l’avenir du jeu vidéo, tant il a su conjuguer au futur ce que LittleBigPlanet écrivit à l’imparfait.
5. FABLE 2

Semblable aux RPG Free-form comme Oblivion, Fable II tire son épingle du lot grâce à sa direction artistique remarquable et son fourmillement d'idées. Les promesses de Peter Molyneux n’ont pas toutes été tenues, comme on s’y attendait, mais Fable II témoigne d’une véritable affection pour son univers, et d’une envie de faire avancer le genre.
4. CONDEMNED 2

De l’expérience Condemned 2, on retire ainsi un jeu murement réfléchi et accompli avec talent. L’univers ébauché dans le premier opus devient plus concret, alternant passages de délires psychotiques et réalité sordide.
3. LEFT 4 DEAD

Left 4 Dead peut s’enorgueillir de décors malsains, d’une ambiance désespérée, de jeux de lumière saisissants et d’une animation fluide et nerveuse. En choisissant le coopératif pour dynamique centrale, Left 4 Dead s’aliénera les joueurs en quête de narration détaillée et d’exploration solitaire.

Les deux ans de réflexion d’Epic Games auront ainsi engendré de nombreuses évolutions en terme de narration et de gameplay, prouvant que l’équipe ne s’est pas reposée sur ses acquis. La solidité du mode solo et la quasi-excellence du multijoueur font de Gears of War II le blockbuster d’action qu’on espérait.
1. DEAD SPACE

Jouable et très rejouable, Dead Space arrive à dépasser la sensation de vide éprouvée après sa conclusion pour retenir les joueurs et les complétistes. Bien équilibré, haletant jusqu’à la fin, Dead Space marie spectacle et voyeurisme morbide dans un genre que l’on croyait engourdi.
LE FLOP 5 JEU VIDEO
5. LOST ODYSSEY

Celui qu’on attendait comme fleuron du nouveau RPG japonais ne fait que se rouler dans la poussière de ses aînés. Décevant, faisant dodeliner des personnages vides au rythme d’une valse apathique, Lost Odyssey est un échec. Assemblage médiocre de gloires passées, Lost Odyssey n’est qu’un RPG mort-vivant au potentiel mort-né.

Guitar Hero World Tour a tenté de reprendre son titre du roi du rock en singeant Rock Band. Peine perdue. Avec son matériel douteux, sa lisibilité ratée, son mode carrière indigent et son multijoueur bricolé, GHWT est déjà obsolète. Oui, parce que Rock Band 2 est déjà sorti, et le relègue dans le carton des antiquités.

Prince of Persia se survole et se survole lui-même. S’il est plastiquement incroyable, Prince of Persia baigne dans une superficialité qui renvoie au pire d’Assassin’s Creed, et sa maîtrise esthétique ne rend que plus agaçante la vacuité de ses mécanismes et de son déroulement.

LittleBigPlanet est un amas amorphe de bonnes volontés, de bonnes idées, déservies par leur exécution. Rien ne lui est épargné. LittleBigPlanet n’est pas un jeu de plateforme, mais une plateforme de jeu, qu’on se le dise. Minable aujourd’hui, peut-être formidable demain.
1. WII MUSIC

En voulant prendre le contre-pied des jeux musicaux ou la maîtrise récompense le joueur, Wii Music s’embourbe dans une cucuterie bêtifiante, entre jeu d’éveil pour gamin attardé et ultra-permissivité informe. On aurait pu faire sans challenge, mais il manque avant tout à Wii Music une finalité, une raison d’être. Le pays du sourire n’est qu’un placard à courants d’airs.
Le reste des jeux sortis cette année se placent entre deux, ni exceptionnels ni foncièrement mauvais, avec pour les plus représentatifs :
- Fallout 3
- Far Cry 2
- Star Wars : Le pouvoir de la Force
- Tomb Raider Underworld
- Tom Clancy's EndWar
- Mortal Kombat vs DC Universe