| . | Entretien avec Hannah Tinti |
| . | Entretien avec Simon Liberati |
| . | Entretien avec Colson Whitehead |
| . | Entretien avec Andrew Sean Greer |
| . | Entretien vidéo avec Marie Ndiaye |
| . | Les interviews Livres |
| . | Les pavés cultes des années 2000 |
| . | Top livres 2009 |
| . | Entretien avec les traducteurs de Dan Brown |
| . | Les Belles étrangères |
| . | Top des livres apocalyptiques |
| . | Articles Livres |
Paris, 20e
Librairie résistante dans le 20e arrondissement de Paris, Le Merle Moqueur a repéré les ouvrages de la rentrée littéraire qui méritent de faire du bruit.
Valentine Goby, Qui touche à mon corps je le tue, Gallimard
Martin Page, Peut-être une histoire d’amour, L’Olivier
Virgile est un célibataire misanthrope, un angoissé chronique qui se fait quitter rapidement par toutes les femmes qu’il fréquente. Il le sait et s’est habitué à cet état de fait. Mais il ne s’attendait pas à se faire quitter, sur son répondeur, par Clara, une femme dont il n’a jamais entendu parler. Imaginant une tumeur assiégeant sa mémoire, il se prépare à mourir. Évidemment, il ne souffre de rien, sauf d’hypocondrie. Cette mystérieuse Clara l’obsède, le tourmente, change complètement sa vision des choses. Il s’y attache, et pourtant, il ne l’a jamais vue...
Très loin de raconter une histoire d’amour banale, comme tant d’autres, Martin Page prend le thème à contre-pied et narre une histoire d’amour sans amour et sans histoire, dont le protagoniste sort profondément changé. Avec un style fouillé et truffé de références derrière son apparente simplicité, l'auteur signe là l'un de ses meilleurs romans, qui se lit comme une bonne blague mais touche en plein coeur. -Stéphane Drujon-
Mathias Énard, Zone, Actes Sud
Dans le train de nuit qui le conduit à Rome, un afflux de souvenirs envahit Francis Servain Mirkovic. Ses pensées désordonnées revisitent son passé de milicien croate, devenu officier des renseignements secrets, affectés à la « Zone ». Cette Zone, d’abord l’Algérie puis l’ensemble du bassin méditerranéen, est aussi l’objet de ses recherches personnelles. Il en transporte avec lui les documents jusqu’à Rome, songeant les remettre au Vatican et changer de vie.
Mêlée à ses souvenirs personnels, l’évocation des crimes de guerre propose en filigrane une histoire de la civilisation méditerranéenne depuis la guerre de Troyes.
Composé d’une unique phrase, ce roman haletant nous entraîne dans le flot des souvenirs d’un homme et d’une étonnante histoire du monde méditerranéen.
Dans la lignée de « La modification » de Butor, mais aussi dans celle de l’œuvre de Sebald, « Zone » est un des livres majeurs de la rentrée. -Yannick Burtin-
Jean-Marie Blas de Roblès, Là où les tigres sont chez eux, Zulma
Douze ans, c’est le temps qu’il aura fallu à Jean-Marie Blas de Roblès pour écrire ce surprenant et foisonnant roman. A travers la biographie du Jésuite Athanase Kircher, esprit curieux du XVIIème siècle, l’auteur nous entraîne de détours érudits en acrobaties narratives. Une multitude de personnages s’entrecroisent _Eleazard, Athanase Kircher, Elaine, Moréa et Nelson ; respectivement journaliste, érudit, archéologue, toxicomane ou encore habitant des favelas brésiliennes…au lecteur de découvrir progressivement les liens entre ces protagonistes !
Servi par une écriture riche et subtile, Là où les tigres sont chez eux nous fait renouer avec l’atmosphère d’un roman de Borges, Garcia-Marquez, Buzzati ou Eco. L'un des textes les plus inclassables de la rentrée. -N.G.P-
Ian McEwan, Sur la plage de Chesil, Gallimard
Dans l’Angleterre des années 60, un jeune couple s’apprête à vivre sa nuit de noces. Edward, historien spécialiste des hommes aussi illustres qu’éphémères, attend cette nuit avec une grande impatience. Florence, violoniste passionnée, redoute quant à elle ce moment. Car dans l’Angleterre des années 60, la sexualité est encore un sujet tabou...
Ian McEwan dresse avec brio , à travers ces deux jeunes gens issus de milieux très différents - Edward vient d’une famille modeste et visiblement tourmentée ; Florence vient quant à elle d’une famille aisée, mais non moins tourmentée - le portrait d’une société qui ne peut se détacher de ses traditions. Quelques années plus tard, la révolution sexuelle changera tout cela... Quelques années plus tard, Edward et Florence auraient peut-être eu une nuit de noces bien différente... -Mélisandre Auguste-
Niccolo Ammaniti, Comme dieu le veut, Grasset
Dans son treillis et ses rangers, cramponné à sa canette de bière, Rino Zena se crispe face à la vulnérabilité de son fils. Lorsque Christiano, treize ans, pressent que l’alcool exacerbe la haine paternelle, il sait qu’il doit éviter toute attitude susceptible de la déclencher. Tous deux habitent une maison en bord de route, là où s’agglutinent les hangars et où les chiens aboient la nuit. Le réfrigérateur est vide, le sol jonché de détritus, et le poste de télévision, allumé nuit et jour diffuse une lumière glauque sur leur existence.
Mais le père et le fils tiennent l’un à l’autre avec rage. Chaque mois, ils orchestrent une mascarade idyllique lors de la visite des services sociaux. En compagnie de leurs deux uniques amis, tout aussi déchus et frustrés, Rino Zena s’enlise dans des projets grotesques et destructeurs, sensés les extirper de la galère. Et le jeune Christiano erre dans cette déchéance humaine où les adultes ne sont pas ceux qu’on croit. -L.D-
Librairie Le Merle moqueur
51 rue de Bagnolet, Paris 20e
01 40 09 08 80
mailing@lemerlemoqueur.fr
www.lemerlemoqueur.fr
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z