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La rave à son crépuscule
En 1994, une loi à l'initiative de Margaret Thatcher annonce la fin du mouvement rave. Tout comme l'état qui intervient pour encadrer ces grands rassemblements, différents acteurs industriels se payent une place dans le business de la rave. Face à cette évolution, la free party, équivalent radical de la rave traditionnelle, apparaît comme une alternative pour faire durer le mouvement.
Cette état d'euphorie durera de 1987 (date de ce que l’on appellera "le second summer of love" et celle de l'avènement de l'acid house au Royaume-Uni) jusqu'au milieu des années 90. Le 3 novembre 1994, date à laquelle Maggie Thatcher fera voter le Criminal Justice Bill du Criminal Justice and Public Order Act, les fêtes clandestines en plein air seront le symbole d’une génération éprise de plaisir et de liberté. En Grande-Bretagne, cette loi légiférant sur le nombre de participants et le rythme de la musique jouée, viendra mettre un point final à l'aventure et sonnera le glas de la fête en liberté. Parallèlement, le succès de ces soirées clandestines ne tarde pas à réveiller de vieux démons pour le meilleur et pour le pire.

Et quand les poids lourds du divertissement, mais aussi les dealers et les marchands de bibines s'en mêlent, les dancefloors en plein air, eux aussi, deviennent de grosses machines à sous, ne laissant plus de place à la magie, pompant la dope dans les veines, le fric et l'énergie, au rythme de la musique et de la danse. C’est cette pression qui provoquera l’exil de collectifs comme les Spiral Tribe et donnera naissance aux free parties, versions radicalisées des rave parties. Aux alentours de 1998, la répression provoquera une scission du mouvement, particulièrement en France, le gouvernement déclarant ces fêtes comme "des évènements à haut risque" et obligeant les organisateurs à s’impliquer, soit dans la lutte pour la reconnaissance de cette culture comme un fait, soit dans l’organisation de soirées "officielles" et approuvées par les communes dans lesquelles elles sont organisées, provoquant ainsi des tracasseries administratives et une surveillance qui viendra bel et bien mettre fin au rêve et aux raves, tels que nous les connaissions.

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