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Histoire du Shoegaze 1/2
Le shoegaze : véritable genre ? ou non-mouvement ? Inventé par les critiques, le terme désigne tout groupe adepte des lignes de décibels mélodiques. De 1990 à 95, cette scène bruitiste se développe de l'autre côté de la Manche avec entre des groupes comme My Bloody Valentine.
Le terme fut introduit en Angleterre par le NME et le Melody Maker pour réunir des groupes (Ride, Lush, Slowdive, Moose, Swervedriver, Seefeel parmi les plus célèbres) qui avaient en commun l’utilisation des guitares à plat, pour produire de la mélodie sur du bruit, la mise en retrait du chant et un rejet global de l’exposition rock. Les shoegazers sont les anti-glams des années 90, les nerds du rock, adeptes de la pédale, du tee-shirt et de la chemise informe, les amis des sneakers et amateurs d’art modeste. Les deux termes utilisés pour baptiser le mouvement en disent assez long dans le registre : "shoegaze" désigne celui qui regarde ses tennis tandis qu’il se tient sur scène, "the scene that celebrates itself", leur second petit nom, moquait l’anonymat des groupes et leur manie d’aller se supporter les uns les autres lors des concerts qu’ils donnaient dans la périphérie de Londres. La grande ville du shoegazing aura été Oxford (le shoegaze vient des milieux étudiants) qui donna le meilleur représentant du genre : le grand Ride et ses deux angelots, le brun Mark Gardener et le blond Andy Bell qui, comble du paradoxe, jouera ensuite les utilités de luxe chez Oasis.

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