Le cycle du serpent prend fin au bout de 20 ans d'aventures hantées par le spectre d'un conflit atomique. Avec Metal Gear Solid 4, Hideo Kojima referme la porte sur une série d'anticipation à la fois adulte et immature, partagée entre digressions sur les enjeux géopolitiques de la guerre froide et l'amour des robots géants.

La saga Metal Gear, prolongée par Metal Gear Solid, est une boule aux multiples facettes qui hypnotise et plonge dans un état second au gré de ses miroitements.
Le culte que ses fans lui portent n'est pas seulement dû à son univers extrêmement cohérent ou à ses personnages complexes et charismatiques, il découle d'une relecture intelligente de l'histoire.

Ce que l'on avait pu ressentir dans Tomb Raider et son explication méthodique du mythe Atlante à travers diverses civilisations perdues, cette limpidité avec laquelle la fiction sublimait la réalité, est une constante dans la série Metal Gear.
La guerre froide et l'éventualité d'un troisième conflit global sont mis en abîme par les idéaux de mercenaires désabusés.

Les électrons libres du conflit armé articulent toute la structure du récit fictif, tout comme ils donnent de la profondeur à la véritable Histoire. L'anticipation, voire la science-fiction avec un œil dans le rétro sont les bases d'une cosmologie forte de sens.

Paradoxalement, Hideo Kojima mêle les discussions sans fin, les monologues doctes des protagonistes, avec l'humour et les fantasmes d'un adolescent de 12 ans. Blagues scato, robots géants et érotomanie pointent ça et là comme des respirations nécessaire pour le cerveau du joueur, KO sur place.
Au détriment de l'action, dirons certains, la narration a pris progressivement le pas.

Au crépuscule de la saga, le livre se referme sur un pavé énorme que l'on mettra plusieurs heures à assimiler. MGS ne fait pas que parler, il fait aussi beaucoup parler.

Dans ce dossier Metal Gear Solid 4, Flu donnera donc la parole à la critique, à l'analyse mais aussi au créateur.

Nous allons la finir, cette putain de guerre des mots.

- Merci à Cédile Caminades et Hans Kohrs de Konami -

Rémi Vermont




- Consultez les fils Metal Gear Solid, PS3, Sonyet Konami

|   MGS4 analysé >>>



• Sur Chamboultout, le blog jeux vidéo
Le Music Game en déclin : We don’t need another Guitar Hero Le Music Game en déclin : We don’t need another Guitar Hero
Le dernier semestre a été l'un des plus durs pour...
Konami va devoir serrer les fesses jusqu'en 2010 Konami va devoir serrer les fesses jusqu'en 2010
  Tout le monde dans l'industrie n'a pas, comme...
The Black Heart The Black Heart
  MUGEN est un outil formidable. La plateforme de jeu de combat...
World of Warcraft suspendu en Chine. Encore. World of Warcraft suspendu en Chine. Encore.
  Sans surprise, l'Administration de la Presse et des...
Brèves de Paddle : Yoichi Wada Brèves de Paddle : Yoichi Wada
Yoichi Wada , PDG de Square Enix , In the move "En tant...

• Sur le forum Jeux Vidéo

Aion: pas si facile a gagner les kinahHeroes' Card CollectionSims 3 : comment faire pour avoir une adol...Forum COMMANDOScode ds pour animal crossing