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Gerard Damiano, les frères Mitchell…
Fantasmes torturés, ambiances morbides, scénarios désespérés. Certains réalisateurs de films pornographiques ont pris à la lettre l’idée qui veut que le sexe est le lieu où s’expriment les facettes les plus obscures de l’humanité.
D’autres réalisateurs vont suivre la voie ouverte par Gerard Damiano. Dans le début des années soixante-dix, on peut même dire que l’inspiration dominante est celle représentée par les auteurs ténébreux. Citons le cirque grotesquement mis en scène par les sexologues danois Phyllis et Eberhard Kronhausen dans The Hottest Show in Town (1973). Ou le magnifique Derrière la porte verte (Behind the Green Door - 1972) des frères Jim et Artie Mitchell, dans lequel Marilyn Chambers est l’objet d’un kidnapping. L’exploration du monde des fantasmes ne semble pouvoir se faire que sous l’égide d’un principe de réalité laissé en pâture aux fantaisies de l’inconscient, traitées en images oniriques (les fontaines de sperme surexposées de Behind the Green Door, invention qui fait sans doute de ce film le chef-d’œuvre absolu du X).
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