du 25 au 27 avril à Reims, du 7 au 8 juin à Biarritz
Rendant hommage à la musique hispanisante de Maurice Ravel et de Manuel de Falla, comme à l'histoire de l'art espagnol, le chorégraphe Thierry Malandain a imaginé pour illustrer une Espagne fantasmée une danse simple, ludique, efficace — classique.
Ancien danseur de l'Opéra de Paris et actuel directeur du Ballet Biarritz, Thierry Malandain a conservé de son expérience de la danse classique l'exigence de la perfection du geste et l'imparable efficacité visuelle des ensembles. Pour cette création au Grand Théâtre de Luxembourg, reprise tout au long de l'année 2008 de Saragosse à New York en passant par Biarritz, le jeune chorégraphe rend hommage à l'Espagne, en convoquant sur scène des sculptures de Manolo Valdès, et dans la fosse Le Portrait de l'Infante, composition en forme de collages de Maurice Ravel, et L'Amour sorcier, par Manuel de Falla.L'Espagne solaire
Pour Le Portrait de l'Infante, Thierry Malandain a choisi de disposer sur scène trois sculptures monumentales et mobiles de Manolo Valdés, évocations plutôt épaisses des Ménines de Velásquez. Autour de ces trois figures hiératiques et lunaires, qui tendent à écraser la scène, bondissent et crapahutent seize danseurs solaires. Incarnations de chiens, chevaux ou courtisans turbulents, les interprètes forment la cour du roi d'Espagne, et exécutent avec allégresse l'écriture néo-classique du chorégraphe. Si l'attention tend à se perdre dans la multitude, le propos se resserre au milieu du spectacle dans plusieurs duos acrobatiques, où les corps se lient et se délient les uns les autres, annonçant la folie du programme à venir.
L'amour à mort
Celui-ci suit les mesures de L'Amour sorcier (El Amor brujo) de Manuel de Falla, qui conte dans une Espagne superstitieuse et encline à la sorcellerie, les amours brûlants d'un couple de gitans, Candelas et Carmelo, troublés par le spectre du fiancé de la jeune fille. Le noir et le mauve, couleurs du deuil et du demi-deuil, habillent la scène et les danseurs, qui chacun personnifie Candelas ou Carmelo.
Inconsciemment, l'œuvre fait écho à la version du Sacre du printemps de Pina Bausch par la proximité visuelle entre le plateau nu, ici jonché de pétales de roses que foulent les danseurs, et la nudité de la terre primordiale dans la mise en scène de Pina Bausch, et plus généralement au thème même de la rencontre masculin/féminin et de l'inévitable sacrifice cathartique propre à l'œuvre de Stravinsky"..
Lorsque s'élève la voix de la chanteuse flamenca, la rage de danser se libère de la stricte soumission à l'harmonie des corps, qui se soulèvent, tourbillonnent comme des flammes pour exprimer l'amour fou, irrationnel. Ensorcelant.

Le portrait de l'Infante et L'Amour sorcier de Thierry Malandain, du 25 au 27 avril au Grand Théâtre de Reims, les 24 et 25 mai au Teatro Victoria Eugenia de San Sebastián, les 7 et 8 juin à la Gare du Midi à Biarritz, le 20 juin à l'Exposition universelle à Saragosse, les 24, 25, 26, 27 et 28 juin 2008 au Joyce Theater de New-York, le 18 juillet 2008 à l'Opéra de Vichy Vichy, le 26 juillet 2008 à Madrid, les 7 et 8 août 2008 à la Gare du Midi à Biarritz.
Sur le web
l'actualité danse sur le blog scène
le fil d'actu danse
Sur le web
ROCK || HIP HOP || REGGAE || ...
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Afficher par : naissance / nationalité / métier

|
|
|
|
| + | Des albums de Lil Wayne à gagner |
| + | Gagnez des Livres de poche et un sac de l'été |
| + | Surveillance : des places et des affiches dédicacées à gagner |
| + | Let's Get Lost : des places de ciné à gagner |
Zoom sur
Pina Bausch / Carolyn Carlson / Jean-Luc Lagarce / Peter Brook / Tim Lott / Ariane Mnouchkine / Robert Wilson / Pierre Desproges / Samuel Beckett / Antonin Artaud / Bertolt Brecht / Eugène Ionesco / William Shakespeare
- tableau blanc
- Vend 1 place pour Madonna
- Conservatoire... et à côté?
- festival arts du cirque: recherche artistes