A quelques semaines du congrès
François Hollande est mort, tout est permis ? Réuni en congrès à la fin de l'année, les socialistes doivent se choisir un leader . Ségolène Royal vient d'annoncer officiellement ses ambitions, prenant tout le monde de court. Mais qui pourrait diriger le parti et à quelles fins ? Un « secrétaire de transition », ou au contraire, un leader capable de se transformer en candidat en 2012? Bertrand Delanoë ou Pierre Moscovici? Revue des options possibles pour le PS.
Ségolène Royal
Malgré son échec en 2007, elle tente de s'imposer comme une figure incontournable de la famille socialiste et n'a guère d'autre option que la tête du PS étant privée de mandat d'envergure.
Six mois avant le Congrès elle grille la politesse à tout le monde en annonçant officiellement sa candidature. la tradition veut qu'à ce stade du calendrier on phosphore ou au moins qu'on fasse semblant plutôt que d'afficher aussi clairement son ambition.
Mais après six mois à sillonner la France à la rencontre des élus et des militants, l'ancienne candidate s'estime parée et se prévaut du soutien de 25 fédérations. Et Ségolène est obligée d'imposer son calendrier pour garder une longueur d'avance côté "com".
Ses soutiens : la majorité des militants et Vincent Peillon,
Bertrand Delanoë
D'après Lionel Jospin « Le nouveau secrétaire doit être une personnalité dotée d'une culture et d'une expérience politique indiscutable, qui connaisse le PS et respecte ses militants ». Mais à qui pense- t-il ?
Le maire de Paris est fortement plébiscité; la plupart des sondages le mettent en tête des prétendants estimés. Mais plus prudent que Ségolène il commence par sortir un bouquin ( "De l'audace") pour prendre la température.
Delanoë a, à plusieurs reprises, manifesté ses ambitions. Mais ses responsabilités locales l'ont pour l'instant empêché de se positionner clairement. Il a annoncé qu'une fois réélu, il commencerait a réfléchir aux différentes possibilités. Le conseil national nous en dira sûrement plus.
Ses soutiens : Les jospinistes, et la gauche du parti (Emmanuelli, Hamon, Mélenchon), qui en cas de duel Delanoë-Royal se prononcera pour le maire de Paris.
Le planqué
Dominique Strauss-Kahn : au FMI, DSK continue de penser à 2012, il aurait confié être "déterminé" selon des proches cités par l'AFP. Pas pressé d'entrer dans l'arène ou peut-être plutôt le cirque qu'est la compétition au PS, Strauss-Kahn cultive la distance espérant susciter le désir.
Les arbitres
Un peu à l'image de François Hollande, ils sont nombreux a estimer que le chef de fil des socialistes doit être entièrement dévoué au bon fonctionnement du parti. La « machine » ne doit en aucun cas servir des intérêts personnels. Les candidats déclarés sont pour l'instant Pierre Moscovici et Julien Dray. Ces deux la n'ont paraît-il aucune ambition nationale et représentent l'avenir du parti. Le premier adopte un profil Strauss-Khanien, quand le second, lui, et perçu comme le successeur d'Hollande.
Leurs soutiens : Les anti-Royal, ainsi que Fabius et Strauss-Kahn, voire Delanoë, bref tous ceux pour qui la nomination d'un secrétaire « pare-balle » permet de temporiser en vue d'une éventuelle candidature. Tout le monde sauf Ségo en somme...