| . | Entretien avec Patrick Huard |
| . | Entretien avec Rémi Bezançon |
| . | Entretien avec Albert Serra |
| . | Entretien avec Rachida Brakni |
| . | Entretien avec George Clooney |
| . | Toutes les interviews ciné |
| . | Tropa de Elite - Troupe d'élite |
| . | Inju, la bête dans l'ombre |
| . | Martyrs |
| . | Comme les autres |
| . | Le Silence de Lorna |
| . | Toutes les critiques ciné |
| . | Les films de l'été |
| . | Palmarès Cannes |
| . | Histoire du cinéma mexicain |
| . | Super héros et cinéma |
| . | Cinéma et Rock'n'roll |
| . | Tous les dossiers ciné |
Après des décennies de cinéma en studio, Hong Kong se libère, part dans la rue, les films se radicalisent, goûtent au néo-réalisme par le polar. C’est un peu la Nouvelle Vague, et surtout une époque faste pour des cinéastes qui resteront. Ce sont les années 1980.
Des années quatre-vingt jusqu’au rattachement de Hong Kong à la Chine en 1997, la production locale connaît une vitalité incroyable dopée par le fait qu’elle se mesure à Hollywood dans l’idée de la dépasser. Tsui Hark relance alors le wu-xia pian avec des films comme Zu Warriors of the Magic Mountain (1983), plus tard le Kung-Fu avec Il était une fois en Chine (1991), puis contribue aussi à populariser le polar et le film d’action qui deviennent les genres majeurs et populaires de l’époque. Ainsi, John Woo, produit par Tsui Hark et élève de Chang Cheh, devient avec Le Syndicat du crime le détonateur d’une longue série de films qui, tout en mélangeant les genres (les flingues remplacent les sabres, le costard les tuniques d’époque), pose un regard plus réaliste sur la ville et son actualité. D’autres cinéastes comme Ringo Lam font alors leur apparition avec des films encore plus naturalistes tels que City on Fire (1987) avec Chow Yun Fat. Plus tard viendra Andrew Lau , auteur de la célèbre trilogie Infernal affairs (2002-2003) a qui l’on doit aussi Stormriders (1998), un wu-xia numérique révolutionnaire qui poussera Tsui Hark à répondre par son invraisemblable suite de Zu : La Légende de Zu (2001).
Cette époque est aussi celle de Jackie Chan, qui le premier après Bruce Lee réussit à s’imposer en Occident en mélangeant son enseignement de l’opéra de Pékin aux genres importés d’Amérique. Ainsi, virtuose des arts martiaux (dont sa maîtrise explosait dans le mythique Drunken Master, 1978), héritier de Buster Keaton et Gene Kelly, il sidère le monde entier avec ses cascades impossibles et ses films d’aventure qui s’en vont butiner sans hésiter du côté d’Indiana Jones et James Bond dans Opération Condor (1991) ou Mister Dynamite (1987). Sans oublier qu’à l’action Jackie Chan n’a jamais plié sur la comédie (un genre ultra populaire à Hong Kong), ses plus grands succès tels que Police Story (1985) ayant fait de lui l’un des plus grands bouffons du cinéma hongkongais. Un acteur génial dont les postures empruntées aux génies du muet américain prennent chez lui une dimension inédite par sa façon de se mouvoir dans l’espace et d’interagir avec les objets et de les détourner pour le combat.

| Des origines aux années 1970 >>>