Décapitation, injection létale, crise cardiaque... (2/2)
Comme pour le travail à temps partiel, il y a la mort choisie et la mort subie. Deuxième partie de notre dossier avec les exécutions et l'accident cardiaque.
La chaise électrique
Certes, l’électrocution est supposée conduire à un trépas quasi immédiat. Accidentelle, elle provoque l’arrêt cardiaque au bout de dix secondes – si la charge est suffisante. En conséquence, l’exécution sur chaise électrique est censée « fonctionner » instantanément. Le problème, c’est qu’aucune victime n’a jamais survécu pour en témoigner. Il est donc difficile de savoir si toutes ces brûlures observées sur la tête et les jambes, notamment, et les tressaillement qui les accompagnent, sont réellement survenus post-mortem.
La mort sur le bûcher / par brûlures
Elle est encore moins conseillée. Même si l’on sait que la perte de conscience est généralement causée par des émissions de gaz toxiques (75% des morts dans un incendie meurent asphyxiées), les brûlures au troisième degré afférentes provoquent des souffrances absolument atroces… et, contrairement à ce qui se passe quand vous sauvez quelqu’un d’un incendie, aucune décharge d’adrénaline ne vient momentanément les estomper.
L’injection létale
Elle se construit en trois phases : on endort, on bloque les réflexes respiratoires et on arrête le cœur.
Méthode idéale ? On pourrait le penser si d’innombrables témoins oculaires n’avaient pas noté des convulsions et des mouvements réflexes un peu déplacés tout au long de la procédure. La raison en serait un dosage insuffisant de thiopental – ne prenant pas en compte le poids de la victime.
Dans certains cas, cette dernière pourrait donc rester consciente, étouffer les yeux grands ouverts et/ou sentir les brûlures causées par le chlorure de potassium. La paralysie l’empêcherait simplement de manifester son « inconfort ».
Et la bonne vieille décapitation ?
Sur le papier, les choses sont claires : une fois que la lame de la guillotine est tombée, on estime que la victime est encore consciente (en moyenne) sept secondes après la décollation. Sept secondes sans corps, ça peut paraître long. Mais ne soyons pas trop difficile : les décapitations « artisanales », elles, peuvent se prolonger sur plusieurs minutes.
La crise cardiaque (last but not least)
L’attaque cardiaque, l’une des morts les plus courantes, débute par une sensation de pression sur la poitrine, suivie d’une douleur pouvant s’étendre à la mâchoire, au bras gauche ou à l’estomac. Le souffle devient court, des sueurs apparaissent. Pas vraiment le truc hollywoodien avec main sur le cœur et chute soudaine (même si l’on peut mourir soudainement de crise cardiaque).
Le problème, c’est que les gens attendent. Trop. De 2 à 6 heures. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard, et que l’arythmie cardiaque s’installe pour de bon. A partir de cet instant, comptez dix secondes pour la perte de conscience. L’avantage avec la mort, disait Woody Allen, c’est qu’on n’est jamais déçu.
Illus. (films cités par ordre d'apparition) : I comme Icare, Les 4 Fantastiques et le surfer d'argent, L'attaque de la femme de 50 pieds, Le crime farpait, South Park.
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