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Petite histoire des vampires au cinéma (3/7)
Il faut attendre les années 1930 pour que le vampire devienne à l’écran un personnage aussi séduisant que celui imaginé par Bram Stocker. Et qu’il assume enfin pleinement son nom : Dracula / Bela.
Le succès public est immédiat, et le studio se lance dans toute une série de déclinaisons et explore les mythes horrifiques de la littérature (Frankenstein, la momie, le loup garou, les monstres, l’homme invisible). Après La fille de Dracula, Le Fils de Dracula, commencent les croisements : le Loup Garou contre Dracula, Frankenstien contre Dracula… Mais l’effet de mode ne dure pas plus de dix ans. Après avoir connu une popularité énorme dans les années 1930, puis le désintérêt de tous, et n’ayant pu se recycler dans aucun autre rôle, Bela Lugosi tombe dans la dépression, abuse de la morphine, et finit sa vie en tournant pour Ed Wood, dénommé « le plus mauvais cinéaste de tous les temps ». Tim Burton lui rend hommage dans son film Ed Wood, où Martin Landau interprète avec brio cet acteur qui s’était tellement imprégné par son rôle de vampire qu’il en vint à dormir dans un cercueil posé dans son salon.

Illus.1&2 : Bela Lugosi dans Dracula, de Tod Browning
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