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Petite histoire du cinéma anglais (3/10)
La Seconde Guerre Mondiale ne signe pas l’arrêt des productions en Angleterre, même si Hitchcock, parmi d’autres, a rejoint les Etats-Unis. Au contraire, le cinéma se joint à sa manière à l’effort de guerre. Films de propagande, accueil de cinéastes étrangers en exil, l’industrie cinématographique des années 1940 est en tout point combative.
Mais ce sont les comédies produites après la guerre, entre 1949 et 1958, qui resteront comme la marque de fabrique de la Ealing. Noires, cyniques, sociales et transgressives, beaucoup d’entre elles sont aujourd’hui des classiques : Noblesse oblige (Kind Hearts and Coronets, 1949) de Robert Hamer, Passeport pour Pimlico de Henry Cornelius (1949), L’Homme au complet blanc (The Man in the White Suit, 1951) ou encore Tueur de dames (The Lady killer, 1955), de Alexander Mackendrick, film dans lequel les projets d’un petit groupe de bandits se voient contrariés par une vieille dame. On retrouve souvent la présence dans ces films de l’immense Alec Guiness, de loin le plus grand acteur comique anglais des années 1950, qui interprétait dans Noblesse Oblige tous les membres d’une même famille. Guiness, mais aussi Peter Sellers comptent ainsi parmi les talents découverts par la Ealing. Racheté par la MGM en 1956, le studio s’essouffle pourtant très rapidement, et le dernier film estampillé Ealing sortira en 1959.

Illus.1 : Noblesse Oblige, Robert Hamer
Illus.2 : L'Homme au complet blanc, Alexander Mackendrick
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