Petite histoire du cinéma espagnol (7/8)
Avec la disparition du Caudillo, les vannes de la création sont ouvertes. C’est la grande période de la movida, et nombre de réalisateurs puisent dans la politique et les mœurs pour signer des films où souffle un vent de liberté. Emblématique de ce courant, à la création toujours foisonnante, Pedro Almodóvar.
La figure la plus fervente de ces années, emblématique de la movida madrilène, et qui affiche un succès fou, bien au-delà des frontières espagnoles, c’est évidemment Pedro Almodóvar. Son premier long-métrage coïncide avec le retour de la démocratie : c’est Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier (1980), puis Le labyrinthe des passions (1982). Anticonformiste, indépendant, il n’hésite pas à jouer la provoc amusée. En passant au crible les bouleversements de la société espagnole, il mêle humour, mélo, engagement et livre des portraits – de femmes souvent - bouleversants. Il a notamment fait connaître Carmen Maura ou Victoria Abril, mais aussi Antonio Banderas et Penelope Cruz, qui ont ensuite affiché une carrière transatlantique. Marisa Paredes est l’une de ses égéries.

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