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Petite histoire du cinéma espagnol (4/8)
L’histoire du septième art est étroitement liée à l’histoire politique du pays. Avec le franquisme, réduction des moyens et censure sont le lot des réalisateurs. Quelques productions indépendantes voient pourtant le jour.
Contrôlée par le franquisme, la Cifesa devient la voix de son maître. Les valeurs prônées sont le passé glorieux du pays, le patriotisme, la religion catholique, le culte de la guerre. Sous le pseudonyme de Jaime de Andrade, le Caudillo scénarise lui-même le film Raza ("race" en espagnol) (1941) réalisé par José Luis Sáenz de Heredia. Un modèle du genre… Autres genres prônés à l’époque, les films de croisade et les films religieux. Emblématique de cette censure, la création, en 1952, de la Junta de classification y de censura de las peliculas (Assemblée de classification et de censure des films) dont la mission est de juger le contenu moral, politique et social des films.
On note pourtant quelques rares tentatives de productions indépendantes, par exemple sous la houlette du scénariste et réalisateur Edgar Neville ou de Lorenzo Llobet-Gràcia (on lui doit notamment Vida en Sombras ou Vies dans l’ombre, en 1947).

Illus.1 : Raza, José Luis Sáenz de Heredia (1941)
Illus.2 : La Señorita de Trévelez, Edgar Neville (1936)
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