C’est aux Italiens qu’on doit l’invention du peplum, qui naît dans les années 1910 et connaît son heure de gloire dans les années 1950. Les westerns-spaghettis aussi sont emblématiques de la création italienne. Sergio Leone, maître du genre y renouvelle totalement les codes du western américain.
L’industrie cinématographique italienne voit se développer en parallèle des films de genre comme les peplums, reconstitutions historiques à grand renfort de carton pâte, qui plantent leurs récits dans la Grèce, la Rome ou l’Egypte antiques. Le peplum (du grec peplon, qui signifie « tunique ») naît dans les années 1910. Parmi les premiers succès du genre,
Quo vadis ?, d’Enrico Guazzoni (1913) et
Cabiria (1914) de Giovanni Pastrone. Le genre connaît son apogée dans les années 1950 et 60, d’abord avec
Spartacus de Ricardo Freda,
Maciste en enfer puis
Rémus et Romulus.
Puis les westerns spaghettis qui remplacent peu à peu les peplums dans le cœur du public et des réalisateurs. Avec sa trilogie, Pour une poignée de dollars (1964), Et pour quelques dollars de plus (1965), Le Bon, la brute et le truand (1966) puis Il était une fois dans l'Ouest (1968), le réalisateur Sergio Leone s’affiche comme le maître incontesté du genre – Sergio Corbucci aussi, qui avait commencé dans le peplum s’illustre ensuite dans le western spaghetti.
Ici, on est toujours dans le far west américain, toujours au XIXe siècle, mais loin des clichés simplistes : cow-boys = gentils, Indiens et Mexicains = méchants, ce genre met en scène des anti-héros complexes, désagréables et, in fine, plutôt attachants. Parmi les codes récurrents, cadrages expressifs et musique omniprésente. Le compositeur Ennio Morricone notamment est indissociable des BO griffées westerns spaghettis.
On classe aussi au rayon films de genre cinéma d’horreur et cinéma érotique, moins emblématiques que les deux précédents.
