Petite histoire du cinéma italien (4/7)
Le premier film de Luchino Visconti, Obsessione, est clairement apparenté au néoréalisme, mais il s’en est ensuite éloigné. Federico Fellini, de son côté, après des débuts néoréalistes, a initié un genre qui lui est propre. Inclassables tous les deux, ils ont donné au cinéma italien quelques-uns de ses plus grands chefs d’œuvre.
Puis Luchino Visconti. Adaptée d’une série noire de l’écrivain James Cain (Le facteur sonne toujours deux fois), son premier film Ossessione (Les amants diaboliques) (1948) s’apparente clairement au néoréalisme, qu’on lui a ensuite reproché d’avoir trahi. Il clamait: « J’attends surtout qu’un film fasse penser plutôt que divertir ». Son génie culmine notamment dans la peinture d’un monde aristocratique en pleine décomposition. Le Guépard (1962), la Tétralogie allemande inachevée : Les Damnés (1969), Mort à Venise (1971), Ludwig (1973).

Illus.1 : La Dolce Vita, Federico Fellini (1960)
Illus.2 : Le Guêpard, Luchino Visconti (1962)
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