Il était une fois, il y a 700ans…
700 ans plus tôt, trois écoles, Poudlard, Durmstrang et Beauxbâtons, décidèrent de créer un tournoi pour déterminer quelle est la meilleure école. Chaque établissement proposait un champion qui devait faire preuve d’agilité, d’audace et d’un grand pouvoir.
Le Tournoi des trois Sorciers venait de naître. Tous les 5 ans, une école l’accueillait dans son enceinte et des juges (dont les directeurs des écoles) étaient choisis pour déterminer les meilleurs lors des tâches, trois pour être exact.
Cependant, les épreuves étaient dangereuses parfois même mortelles. Plus le temps avançait, plus elles augmentaient en difficulté et plus le taux de mortalité s’élevait. En 1792, un
Cocatris s’est échappé et les trois directeurs des écoles furent grièvement blessés. En raison de ce genre de drames plutôt réguliers, le Tournoi fut interrompu.
Le temps a passé et cette rencontre est devenue un mythe que l’on racontait au cœur des foyers sorciers.
Le rétablissement du tournoi
Dumbledore, directeur de Poudlard, proposa au Ministère de la Magie de rétablir le Tournoi, afin de façonner des liens d’amitié inter écoles. Après moult tractations et tergiversations, l’évènement fut reconduit durant la quatrième année d’Harry.
Dumbledore annonce la nouvelle lors du banquet de la rentrée, le 1er septembre. L’excitation est générale. On apprend que c’est un juge impartial qui désigne les champions :
la Coupe de Feu, un des nombreux objets magiques (comme le choixpeau) qui a son propre pouvoir de décision. Les sorciers n’ont aucune emprise sur lui.
La délégation de Durmstrang et Beauxbâtons
Comme l’indique le titre, le Tournoi réunit trois écoles : Poudlard situé en Angleterre, Beauxbâtons de France et Drumstrang qui doit être implanté dans le Nord, mais pour des raisons obscures, son directeur ne veut pas qu’on la cartographie. L’arrivée des deux écoles étrangères est spectaculaire. Très Frenchie (et très stéréotypée), la délégation de Beauxbâtons arrivent dans un immense carrosse volant, tiré par de sublimes
abraxans.
Madame Maxime, demi géante à la « forte ossature » en sort. Elle a un port royal et des manières snobinardes. N’aurait-on pas des à priori sur les français, Mme Rowling ?
Suit derrière le bateau fantomatique de Durmstrang qui émerge du lac de l’école. Impossible de savoir comment ils s’y sont pris. Le ténébreux Karkaroff donne le ton de l’école : magie noire et tout le tintouin.
Le festin qui réunit les trois écoles est royal. Les plats de chaque région sont mis en avant et pour la France, on retrouve la Bouillabaisse, rescapée d’une mythologie culinaire. Qui aujourd’hui mange encore de la bouillabaisse ? Passons à la suite.
La Coupe de Feu
Une fois les écoles réunies, Dumbledore présente le juge impartial qui va élire les trois champions : la Coupe de Feu. Elle est grande et faite d’un bois grossièrement taillé. Elle est alors posée sur le coffre qui la gardait, un coffre en bois incrusté de pierres précieuses. Une fois en place, de longues flammes bleues jaillissent. Le Tournoi peut commencer.
Quelques règles toutefois ont été changées afin d’éviter la mort des champions : les mineurs (les sorciers de moins de 17 ans) ne peuvent pas y participer. Dumbledore pose donc une limite d’âge autour de la Coupe de Feu.
Ce qui donna lieu à de grandes scènes comiques d’ailleurs :
« Fred s’avança jusqu’à la ligne et s’arrêta devant, en se balançant sur la pointe des pieds comme un plongeur qui s’apprête à faire un saut de 15 mètres. Puis, sous les regards tournés vers lui, il prit une profonde inspiration et franchit la ligne.
Pendant une fraction de seconde, Harry crut qu’il avait réussi – George en était sûrement convaincu car il poussa un cri de triomphe et sauta par-dessus la ligne à la suite de Fred – mais un instant plus tard, il y eut une sorte de grésillement et les jumeaux furent rejtés hors du cercle comme s’ils avaient été catapultés pas un invisible lanceur de poids. Ils atterrirent douloureusement trois mètres plus loin, sur le sol de pierre froide et, pour ajouter le ridicule du châtiment, deux longues barbes, exactement semblables, poussèrent aussitôt sur leurs visages avec un bruit de pétard.
Le hall résonna alors de grands éclats de rire. Fred et George eux-mêmes ne purent s’empêcher de participer à l’hilarité générale en voyant leurs barbes respectives. »
Harry Potter et la Coupe de Feu, édition Folio Junior 2007, p. 278 (chap. 16)
Pour avoir une chance de participer, il faut donc avoir 17 ans, écrire son nom et son école lisiblement sur un bout de parchemin et le jeter dans la Coupe. Les élèves étrangers n’ont pas peur de se montrer entrain de poser leur candidature. Pour ce qui est de Poudlard, les étudiants sont plus frileux, sans doute la peur d’être rejetée. Enfin sauf pour Fred et George qui n’ont peur de rien.
Les Champions
Le soir qui suit la mise en place de la Coupe révèle le nom des trois champions : Cedric Diggory pour Poudlard, Fleur Delacour pour Beauxbâtons, Viktor Krum pour Durmstrang et contre toute attente Harry Potter, également pour Poudlard.
Pour la première fois depuis sa création, la Coupe a élu 4 champions dont un qui n’a même pas mis son nom dans la coupe. Mais malgré les protestations des autres directeurs, la Coupe s’éteint et ne pourra être rallumée qu’au prochain tournoi.
Harry Potter est attéré, Maugrey Fol’ craint pour la vie du jeune sorcier.
La première tâche
Après avoir subi un examen de leur baguette, les quatre champions se réunissent pour la première tâche : affronter des dragons, leur voler un œuf, tout ça sans mourir si c’est possible. Tout le monde est plus ou moins prévenu de ce qui les attend. La lutte va être difficile. Jusqu’au dernier moment, Harry ne sait pas comment faire pour passer cette épreuve sans être tué, surtout que depuis que son nom est sorti de la coupe, Ron ne lui parle plus. Finalement,
Fol’œil, le mettra sur la voix : utiliser son balai pour s’emparer de l’œuf.
Le premier à passer est Cédric : il transforme une pierre en chien pour faire diversion mais le dragon se retourne au dernier moment et le brûle au visage, il parvient tout de même à prendre l’œuf.
La seconde à se jeter dans l’arène du dragon est Fleur. Elle effectue une danse qui met en transe la créature mais cette dernière jette de longues trainées de flamme durant son sommeil. La robe de Fleur est brûlée.
Le troisième, c’est Krum. Il envoie un sortilège de conjonctive dans l’œil du dragon, rapide et efficace mais l’animal a tellement mal qu’il casse ses œufs. Krum perd des points pour ça.
Harry est donc le dernier. Il utilise
un sortilège d’attraction pour prendre son éclair de feu et l’enfourche :
« Il s’agissait d’un nouveau match de
Quidditch, rien de plus… Un simple match de Quidditch et cette dragonne n’était qu’une simple équipe adverse particulièrement repoussante…
Il regarda la couvée d’œufs que le Magyar à pointes protégeaient entre ses pattes et repéra l’œuf d’or qui étincelait au milieu des autres, semblables à des pierres grises.
- Très bien, pensa Harry. Une petite tactique de diversion…. Allons-y…
Et il plongea en piqué. La tête de la dragonne suivit sa trajectoire. Il savait ce qu’elle allait faire et il remonta en chandelle juste à temps : un jet de flammes jaillit à l’endroit où il s’était trouvé une seconde plus tôt… Mais Harry n’était pas inquiet… Ce n’était pas plus difficile que d’éviter un Cognard. »
Harry Potter et la Coupe de Feu, édition Folio Junior 2007, p. 379 (chap. 20)
Les juges lui donnent de bonnes notes : Dumbledore et Croupton lui offrent un 9, Verpey, un 10, Madame Maxime, un 8 et Karkaroff, un 4 pas très fair-play
La deuxième tâche

L’œuf d’or arraché au prix de quelques brûlures contient une énigme. Mais quand on l’ouvre, seuls des sons criards en sortent. Mais pour le moment Harry n’a que faire, le bal de Noël approche et il doit inviter une fille, une sacrée galère. Toutefois, une fois l’évènement passé, Harry commence à paniquer. Il ne sait absolument pas comment résoudre l’énigme. Cédric Diggory lui donne quelques conseils mais l’animosité qu’il ressent à son égard est plus forte que son désir de déchiffrer le problème.
Mais le 24 février, date de la seconde tache approche à grands pas. Alors Harry file dans la salle des préfets, décidé à écouter son adversaire malgré tout. Il l’ouvre dans l’eau et peut entendre enfin (un peu grâce à Mimi Geignarde) ce que signifiaient ces sons nasillards :
Descends nous visiter et entends nos paroles
Nous devons pour chanter être au-dessous du sol.
A présent, réfléchis, exerce ton esprit,
Ce qui t’est le plus cher, nous te l’avons ravi,
Pendant une heure entière, il te faudra chercher
Si tu veux retrouver ce qu’on t’a arraché.
Après l’heure écoulée, renonce à tout espoir
Tes efforts seront vains car il sera trop tard.
Harry comprend rapidement qu’il devra affronter les profondeurs du lac de Poudlard mais comment fera-t-il pour respirer sous l’eau ? Avec ses amis, il recherche toutes les solutions possibles mais c’est finalement,
Dobby son ami elfe de maison qui lui apportera la solution le jour même de la tâche : la Branchiflore. Cette plante particulièrement ingénieuse permet de respirer sous l’eau.
« Harry porta ses mains à sa gorge et sentit sous ses oreilles deux larges gentes dont les bords palpitaient dans la brise froide… Il avait à présent des branchies. Sans prendre le temps de réfléchir, il se jeta dans le lac.
La première gorgée d’eau glacée lui sembla comme un souffle de vie. La tête cessa de lui tourner. Il avala à nouveau une longue gorgée d’eau qu’il sentit ressortir doucement par les branchies en envoyant au passage de l’oxygène dans son cerveau. Lorsqu’il tendi les mains devant lui, il s’aperçut qu’elles avaient pris une teinte verdâtre, fantomatique, et que ses doigts étaient palmés. »
Harry Potter et la Coupe de Feu, édition Folio Junior 2007, p. 525 (chap. 26)

En fait, Harry doit sauver Ron qui a été enlevé par les êtres de l’eau. Après un ou deux combats avec des strangulots mal attentionnés, il arrive devant quatre poteaux sur lesquels sont attachés
Cho Chang,
Hermione,
Ron et le sosie miniature de Fleur Delacour, sa sœur.
Ne voyant personne arriver, Harry tente de sauver tout le monde puis finalement, Cédric vient délivrer Cho et Krum, Hermione. Ne voyant pas Fleur, Harry remonte Ron et la jeune fille. Les juges, enchantés par son héroïsme, lui donne plus de points que prévus : 45 points.
Cédric qui a utilisé un sortilège de tête en bulle, a eu 47 points. Krum s’est à moitié transformé en requin, il obtient 40 points et Fleur qui a du abandonner à cause d’un strangulot, obtient tout de même 25 points pour son sortilège de tête en bulle réussi.
A ce moment du jeu, Cédric et Harry sont ex-quo, Krum est troisième et Fleur, dernière.
La troisième tâche

Pour la troisième tâche, qui devait se dérouler le 24 juin, Harry se prépara un peu mieux. Les juges mirent au courant les champions de la nature de la tâche : un labyrinthe aux dédales dangereux qui cachent des créatures plutôt effrayantes, dont les fameux
Scroutt à Pétard. Avec Hermione et Ron, Harry pratique de nombreux sortilèges pour se préparer :
le sortilège d’Entrave, celui de réduction, l’enchantement des Quatre-Points, le charme du Bouclier, le maléfice de Jambencoton…
Lorsqu’il rentre dans le labyrinthe, il ne pouvait être plus prêt mais étrangement presque aucun piège, si ce n’est un des Scroutt à Pétard d’
Hagrid ne lui barre le chemin. Il arrive devant le Sphinx qui lui pose une énigme (plutôt simple avouons-le) :
D'abord pense au premier de ce qu'il faut apprendre
Lorsque l'on ne sait rien à l'âge le plus tendre
Ensuite, dis-moi donc ce que fait par naissance
Celui qui, au pllaos, a élu résidence.
Enfin, pour découvrir la dernière donnée il suffit de prendre la fin de l'année.
Tu connaîtras ainsii la créature immonde
Que tu n'embrasserais pour rien au monde.
La réponse est évidemment araignée.
Il arrive en même temps que Cédric près de la Coupe et affronte avec lui l’énorme Acromentula qui la garde. Comme ils se sont entraidés, ils décident de gagner ensemble et attrapent tous les deux le trophée mais ce dernier est un portoloin qui les mène tout droit à
Voldemort.
Le Tournoi se termine endeuillé par la mort d'un championt, Cédric. il est élevé au rang de héros lors du banquet de fin d’année. Harry également. La fin du Tournoi marque le retour à une vie de peur et de douleurs, la face du monde vient de changer à nouveau.
Petit plus : "Tricher fait partie des traditions du Tournoi des Trois Sorciers. Personne ne s'en est jamais privé."