Le terme « garou » vient du francique werwolf qui signifie « homme-loup » (« wer » représente la même racine que le latin « vir », l’homme).
Lycanthrope vient du grec Lycos qui veut dire loup et anthropos qui signifie homme.
D’après la légende, les loup-garous s’éveillent les nuits de pleine lune. Il s’agit en réalité d’humain transformé l’espace de quelques nuits en surhumain : sens extra-développés, agilité, ruse, férocité et puissance. Le lyncantrhope chasse sans merci et tue autant par plaisir que par nécessité. Toujours d’après les légendes, on ne peut le tuer qu’avec une balle d’argent ou un pieu du même métal.
Les similitudes entre vampire et loup-garou laissent à penser qu’ils sont issus des mêmes légendes. Tous les deux ont peur des objets sacrés, on ne peut les tuer qu’avec une arme spécifique. Ils subissent une transformation presque équivalente : le loup garou a les inconvénients de la pleine lune et des poils en plus. Ils se reproduisent dans le monde grâce à une morsure.
Depuis longtemps, le lycanthrope hante nos légendes, Marie de France en fait un lai, le Lai de Bisclavret où elle conte les mésaventures d’un homme qui trois fois par semaine se change en loup. Trahi par sa femme, il est condamné à errer jusqu’à ce que ces vêtement soient rendus. Au fur et à mesure du temps, le loup-garou perd en capital sympathie. Durant la Renaissance, plus de 100 000 personnes sont accusées de Lycanthropie et écorchées vives.
Au 20e siècle, cette créature lunaire remonte dans l’estime des humains avec des films pour ados tel que Le Loup Garou de Paris ou des séries comme le Loup Garou du Campus.
J.K. Rowling coupe la poire en deux. Avec Remus Lupin, elle montre qu’être loup-garou est certes un handicap social, presque une maladie rebutante mais ça n’altère en aucun cas la gentillesse de la personne infectée. Lupin apparaît dans le tome 3 des aventures d’Harry Potter. Ses vêtements sont miteux, déchirés (peut être un symbole de sa condition qui l’oblige à se dénuder à chaque pleine lune).
Au début, sa condition est cachée puisque les loup-garous sont considérés comme des êtres beaucoup trop dangereux pour être fréquentés, preuve des a priori d’une société qui suit la dictature de l’apparence.
Rogue tente de dévoiler son secret en donnant comme devoir une rédaction sur les loup-garous mais seule Hermione fait la relation entre ses absences, ses symptômes.
Dans le tome 3 toujours, Rowling écrit la transformation de Lupin, une transformation qui n’aurait jamais du avoir lieu car il se trouvait en présence d’élèves de l’école :
« Un terrible grognement retentit. La tête de Lupin s’allongea. Son corps également. Ses épaulses se voûtaient. Des poils apparaissaient sur son visage et ses mains qui se recourbaient pour former des pattes dotées de griffes. »
Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, édition folio junior 2007, p. 392 (chap. 20)
Lupin ne se remettra pas de ce terrible évènement qui aurait pu tuer Harry, Ron ou Hermione et préfère démissionner.
Par la suite, on apprend que c’est Fenrir Greyback qui l’a mordu étant enfant. Greyback est le contraire même de Lupin. Il adore être un loup-garou et tue par plaisir. Il se place à côté de ses victimes juste avant la pleine lune. Le soir de l’attaque de Poudlard, il blessera gravement Bill Weasley au visage. Même si Fenrir n’était pas transformé, ses morsures changeront légèrement le comportement de Bill.
En mettant en balance ces deux personnes complètement opposées (Lupin et Greyback), Rowling prouve que ce n’est pas le comportement animal qui est dangereux mais bien l’homme. Le choix, le libre arbitre est plus fort que l’instinct. Le choix de faire le bien ou de faire le mal appartient au loup-garou ou à l’humain.