Installations au Festival d’Avignon 2007
1947 : Jean Vilar demande à Agnès Varda de le rejoindre, lui et sa troupe, au premier festival d’Avignon. Pourquoi elle ? Parce que Varda fréquentait la famille Vilar, à Sète. Parce que Varda, à 20 ans, vient d’obtenir un CAP de photographe. Elle réalise donc les tout premiers clichés du Festival, des images aujourd’hui mythiques.
Dans Je me souviens de Vilar en Avignon, les portraits de Jean Vilar, Gérard Philipe, Maria Casarès, Philippe Noiret et les autres font la part belle à l’esthétisme. Avec, selon Agnès Varda, ces « images très grandes et mises en valeur dans ce lieu particulièrement beau » - la chapelle Saint-Charles – les figures mythiques du festival vont en mettre plein la vue.
Mais l’artiste, comme le festival, n’ont jamais pour autant sacrifié leur obsession du réel. Le second lieu investi par Agnès Varda est une ancienne miroiterie, pour son Hommage aux Justes de France : un témoignage en creux de l’Occupation de 1940-1945, qui inscrit cette 61ème édition du Festival dans la continuité de « L’Histoire ».
Avec cette exposition, Agnès Varda revient en Avignon non plus comme la photographe des débuts, ou même en cinéaste, mais en artiste « installation-dépendante » dit-elle. Les photos se mêlent en effet aux films et aux images « dans un dispositif fragmentant nos regards » : une démarche qui évoque clairement les évolutions récentes du festival, de plus en plus ouvert à d’autres disciplines.
Plus qu’un hommage de la jeune direction à l’une des pionnières du festival, ce sont donc des retrouvailles pleines de sens qui se jouent cette année entre Varda Avignon. Avec des visiteurs/spectateurs invités, plus que jamais peut-être, à donner libre cours à leurs émotions.
Photos : Vilar sur une chaise et Vilar dans sa loge, photos d'Agnès Varda.
Sur le web :
- Programme détaillé et renseignements sur le site du festival
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z 0-9
Afficher par : naissance / nationalité / métier