10)
La première véritable émeute à Cannes – par émeute il faut entendre rassemblement de fans hystériques et incontrôlables – s’est déroulée en 1967, lorsque
Brigitte Bardot arrive sur les marches. Même si la blonde la plus sexy du cinéma français est déjà connue des festivaliers, tout change cette année là car sa côte de popularité est au plus haut.

Ses quinze ans en tant que muse du cinéma la consacrent reine de Cannes. Il y a tellement de personnes pour l’accueillir qu’elle mettra plus de 10 minutes pour arriver jusqu’à la salle de projection. Une cohue inimaginable qui provoquera de nombreux évanouissements et vertiges. Comme quoi la fan attitude vient de très loin.
9) 1985,
l’anarchie débarque sur le tapis rouge. Lors de sa montée des marches, le célèbre réalisateur
Jean-Luc Godard reçoit de l’équipe de Noël Godin une bonne tarte à la crème. Godin est un anarchiste humoriste belge, vu comme un Diogène des temps modernes qui adore entarter les célébrités. Quoi de mieux que de le faire sur un des évènements les plus médiatisés de l’année ?

8) Les Starlettes font partie de l’histoire de Cannes. Depuis la création du festival ou presque, des jeunes filles, belles et joliment proportionnées, se réunissent sur les plages cannoises pour jouer avec l’objectif des photographes et tenter d’attirer l’œil des réalisateurs.
Mais les Starlettes sont aussi nombreuses que des sardines dans une boite de conserve et pour se faire remarquer certaines d’entre elles n’ont pas hésité à franchir des limites peu recommandables. En 1962, une jeune fille de 16 ans se dévêtit sur les marches en pleine affluence. L’affaire fait scandale. Même affaire en 1983. Cette fois-ci les journalistes sont plus amusés que choqués. Comme quoi, les mœurs évoluent !

7) 1988 est une année italienne à Cannes. Alors que
la Cicciolina, actrice porno très connue, vient d’obtenir un siège au parlement italien, la blonde désinhibée débarque à Cannes seins nus et parties intimes à peine voilée. Elle monte les marches, accompagnée par une sorte d’ours rose. Une poupée et une peluche, voilà de quoi rallumer les paradoxes cannois, lieu du mélange, de l’étrange, du bizarre et des unions les plus folles.

6) En 2001, le film
Moulin Rouge fait un tabac dans les salles et son héroïne,
Nicole Kidman, conquiert tous les cœurs. Alors qu’elle divorce de
Tom Cruise, la jolie actrice commence doucement à rentrer dans les bonnes grâces de grands réalisateurs. Son apparition provoque une salve d’applaudissement des fans, des photographes et des passants. Les journalistes de l’époque sont sous le charme de la rousse : «
Moulin Rouge pour tous sur la Croisette, c’est Nicole Kidman. Cannes vient d’en tomber amoureux » dira le journaliste dépêché par France 2.

5) En 2001, un ovni débarque sur les ondes du PAF :
Loft Story. Les candidats enfermés dans un appartement durant plusieurs mois deviennent très vite des stars, des people, adulés par toute une génération d’ados boutonneux et envieux.
Stars d’un jour certes, mais stars quand même, certains des lofteurs sont invités à Cannes. Aziz et Delphine débarquent donc sur le beau tapis rouge mais les festivaliers et les organisateurs tapent du poing. Aucune de ces stars éphémères ne montra les marches. Les deux jeunes feront les frais de la nouveauté et se feront donc refouler en bas des marches. Et dire qu’il y a peu de temps, Cannes n’acceptait pas les people…

4) En 1991,
Madonna débarque pour la première fois sur le tapis rouge de Cannes. La foule s’est amassée autour des marches, la star tarde. Enfin à 23h10, dans une tenue légère signée Jean-Paul Gaultier,
la Madonne arrive, sublime, sexy et glam’ jusqu’au bout des ongles. Les fans hurlent, les photographes ont la gâchette facile et se préparent à avoir une foulure de l’index. Une incroyable marée humaine entoure la chanteuse, pas le moins perturbée par cet excès de liesse. L’arrivée de la star restera dans les annales comme l’une des plus grandes émeutes que Cannes ait connu – contrairement au film qu’elle était venue défendre,
In Bed with Madonna.

3) En 1955, Cannes va devenir le lieu d’une des plus belles rencontres de tous les temps. Alors qu’elle vient défendre son dernier film
The Country Girl, la sublime actrice Grace Kelly rencontre son prince, Rainier Grimaldi de Monaco.
Nous sommes à l’époque où toutes les jeunes filles rêvent d’épouser un prince charmant à l’image de Sissi l’impératrice. Grace va réaliser ce fantasme pour elles. Même si leur première rencontre est magique, l’actrice va attendre l’année d’après pour revoir son prétendant en raison d’un tournage à New York. Ca valait le coup de patienter car le couple princier devient le plus glamour et le plus envié de tous.
2) 2006 est l’année de la mise à nue.
Sophie Marceau a déjà fait scandale à Cannes. En 1999, elle prononçait un discours incompréhensible qui lui avait valu de nombreuses rumeurs sur une « éventuelle » addiction à la drogue. Mais l’actrice française dévore ces vieux on-dits grâce à son charme et arrive sur le tapis rouge en 2006, nappée dans une robe sublime mais qui a un défaut au niveau de la bretelle.
Hop, le sein de Marceau reprend sa liberté et s’échappe du fourreau dans lequel il était contenu depuis trop longtemps. L’image fera le tour des journaux télévisés et des magazines en tout genre. La plus belle évasion de Cannes !
1) 1983 : année de
L’Eté meurtrier.
Isabelle Adjani, représente depuis le début de sa carrière le mot Star

dans tout ce qu’il signifie :
caprices violents et souvent inconsidérés, jeu d’actrice loué et adulé, physique original et sublime. Alors Adjani se permet tout car elle sait que ses fans lui pardonneront bien vite ses petits défauts. Mais voilà, on ne se joue pas de la presse. La diva du cinéma refuse d’assister à la conférence de presse prévue pour son film. Les journalistes et professionnels du milieu sont atterrés devant tant de désinvolture et de je-m-enfoutisme. Ils décident de boycotter la montée des marches de l’actrice. Lorsqu’elle arrive au palais des festivals, tous les photographes posent leur appareil à terre. Du jamais vu à Cannes…