Plus connu par Hollywood pour avoir signé l'inoubliable Demolition Man où Schwarzenegger était président, Marco Brambilla l'est moins pour ses travaux photos et vidéos exposés dans le monde, notamment au Guggenheim de New-York. Avec Sync, il nous montre donc sa facette plus arty en réalisant un film de montage reprenant le principe, connu, de l'accumulation de milliers d'images se succédant ici au rythme d'un staccato jazzy endiablé. Chacune est tirée de différents matériaux, pornos, films hollywoodiens, séries télés et montre des fragments représentant autant un baiser qu'une scène de sexe. En une minute, Brambilla compresse façon César tous les clichés du genre. Il défait toute possibilité à l'œil de se laisser à une autonomie du plaisir. Le sexe à l'écran devient chez lui qu'une image tissée à travers une maille serrée qui envelopperait toutes les autres. Soit une manière de soumettre les corps de la pornographie à ce qu'ils sont d'abord, des images, pullulantes, interchangeables et omniprésentes.
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