Cinq questions à deux candidats que tout oppose. Rôle de l'Etat, licence globale / licence légale, régulation des médias en ligne, développement économique, web et politique : cinq sujets pour mieux comprendre comment la politique entend appréhender ce drôle de "machin" : le web.
Terrain de jeux sans barrières pour techno-libertaires de tous horizons et marché économique inépuisable pour les entreprises, le web est finalement un ovni pour la société française : étatiste, centralisée, interventionniste, la culture politique du pays se heurte aux principes mondialisés et très anglo-saxons des nouveaux medias. Bien sûr, le développement économique du secteur doit être régulé pour ne pas se faire au détriment de la liberté des internautes, mais il est étonnant de voir le peu de confiance accordée par la classe politique aux capacités régulationnistes des propres acteurs d'un système. Il y a peu de temps le ministère de la culture envisageait très sérieusement de créer un label pour les sites d'informations, convaincu que sans le concours de l'Etat aucun contre-pouvoir digne de ce nom ne saurait légitimement exister... ce qui est une vision particulière de la démocratie, et révèle une pratique verticale de la décision peu compatible avec la réalité du réseau.
Pour voir si différentes visions fortes de l'avenir du web existaient en politique, nous avons demandé à deux candidats que tout éloigne de répondre aux mêmes questions : Nicolas Sarkozy (interview) et Olivier Besancenot (interview).
Sur Flu
- Tout savoir sur les douze prétendants :
José Bové Olivier Besancenot,
Arlette Laguiller,
Gérard Schivardi,
Marie-George Buffet,
Dominique Voynet,
Ségolène Royal,
François Bayrou,
Nicolas Sarkozy,
Frédéric Nihous,
Philippe De Villiers,
Jean-Marie Le Pen.
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