Punk story 4/7
Après les Etats-Unis et l'Angleterre, le punk envahit la France de son énergie et de sa rage.La punkitude y couvait depuis le début des seventies, attisée par les écrits fiévreux de quelques rock critiques.
On est au début des années 70, et nul ne songerait à monter un groupe puisque, pour faire de la musique, il faut d'abord apprendre la guitare pendant dix ans. Et ça, nul n'en a vraiment envie. Pourtant, depuis quelques temps, au lycée Rodin ou au lycée Charlemagne, on s'est mis à écouter ces disques bizarres : Captain Beefheart, les premiers Kraftwerk, les Flamin' Groovies, Kim Fowley, la compilation Nugget's... Signes de reconnaissance d'une armée secrète qui fuit la "pop music" officielle, estampillé "progressive".
Les premiers groupes suivent. Les éphémères : Angel Face, Loose Heart, 1984, Strike Up, Contingent Anonyme, L.U.V.
Les un peu moins éphémères : Guilty Razors et Gazoline. Enfin, ceux dont vous avez déjà tous entendu parler au moins une fois : les turbulents Stinky Toys, avec Elli Medeiros et Jacno, Asphalt Jungle, le groupe de Patrick Eudeline, musicien et écrivain et Metal Urbain, que ses membres fondateurs, Eric Débris et Hermann Schwartz ont remis sur pieds récemment. Jean-Pierre Kalfon n'est pas loin de cette effervescence, avec Kalfon Rockchaud, son groupe inspiré des Heartbreakers, mais il appartient à la "bande de la Coupole", déjà d'une autre époque. Bijou aussi est sur la brèche. Leur rock est tourné vers les sixties mais leur énergie est de toutes les époques. Leur premier album, sorti en 1977, sort de leur purgatoire, des auteurs alors oubliés, comme Ronnie Bird ou Jacques Dutronc.
Ces groupes disposent de peu de lieux pour jouer et leur existence n'en est que plus précaire, virtuelle même, si ce n'était, de temps à autre, un entrefilet dans la presse ou un concert au Gibus, Palais des Glaces, théâtre Campagne Première ou Dejazet... Les punks ont surtout deux points de ralliement à Paris, les magasins de disques Open Market (de Marc Zermati) et Harry Cover (de Michel Esteban), tous deux situés dans les Halles. Michel Esteban crée aussi le fanzine Rock News, en 76, dédié aux nouvelles scènes new yorkaises et parisiennes. Un album live, enregistré en 78, La nuit punk de l'Olympia , fait le bilan des deux premières années de la scène punk française.

Illus. 1 : Les Stinky Toys
Illus. 2 : Jean-Pierre Kalfon
Illus. 3 : Metal Urbain
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| Wild Suspense Wailing souls |
| Bestov Les Rita Mitsouko |
| Priesthood Killah Priest |
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