Les électeurs européens cherchent une solution à la domination des partis majoritaires : la coalition

L'Europe est d'essence parlementaire. A part en France, à Chypre et en Roumanie, les régimes politiques sont dominés par les Parlements nationaux, à l'image de la monarchie britannique. Dans un tel contexte, la solution revient souvent à former une grande coalition gauche-droite pour gouverner. Les électeurs, particulièrement divisés, annoncent ainsi leur choix : ils soutiennent les réformes économiques, mais demandent une caution sociale forte. Un équilibre fragile entre rigueur économique et juste répartition des richesses.

Si en Italie, Romano Prodi a pu l'emporter de très près contre Silvio Berlusconi avec une coalition gauche-centre, les dernières élections nationales ont vu l'avancée des gouvernements « rose bleu ». L'Allemagne de Gerhard Schröder préfère Angela Merkel et sa coalition social-démocrate-chrétienne. Jan Peter Balkenende doit accepter des sociaux-démocrates en 2006 au sein de son gouvernement. Et l'Autriche, qui a eu à sa tête une coalition droite/extrême-droite dirigée par Wolfgang Schüssel, voit le FPÖ se déchirer et Jörg Haider devenir rapidement impopulaire. Le pays revient, en 2006, à un gouvernement d'union nationale, tel qu'il a toujours existé depuis 1945.

Faris Sanhaji



Sur Flu
- Lire également L'Europe dans la présidentielle
Le programme Europe des candidats
- Le fil d'actu Europe sur le blog politique

|   Gauche/droite en UE >>>