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Le cas de l'extrême droite

L'Europe des ultras


Le cas de l'extrême droite


A Strasbourg, le groupe parlementaire "Identité, Tradition, Souveraineté" regroupe 20 députés européens d'extrême droite. Presque partout dans l'Union, les partis ultra-nationalistes font une percée.

Alors que l'extrême droite a quasiment disparu des votes en Autriche, ce n'est pas le cas dans le reste de l'Europe. Partout, l'avancée est considérable depuis les années 90. Entre 10 et 15% des voix en Scandinavie, des résultats surprenants en Belgique côté flamand, où le Vlaams Blok est parti à la conquête d'Anvers. Mais la surprise vient en 2002 des Pays-Bas, où la liste de Pym Fortuyn remporte 17% des voix, à l'époque où Jean-Marie Le Pen arrive au second tour des élections présidentielles françaises. Cette remontée des sentiments xénophobes peut même provoquer des situations originales. Comme celle de Robert Fico. Le premier ministre slovaque n'a pas hésité à s'unir à la gauche populiste, qu'il sert en nourrissant les haines anti-Roms.

Face à des forces politiques frileuses et peu soucieuses de la défense de leurs propres valeurs, incapables de répondre au sentiment d'insécurité, l'extrême droite a un boulevard devant elle. Seules exceptions : le Royaume-Uni et l'Espagne, dont les partis majoritaires dominent la vie politique. Sans oublier l'Allemagne, où le souvenir du nazisme reste très présent.

Illustrations : 1. Jean-Marie Le Pen| 2. Pym Fortuin (uniquement visible en sommaire du magazine)

Faris Sanhaji

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