| . | Entretien avec Air |
| . | Entretien avec Hecuba |
| . | Entretien avec Mayer Hawthorne |
| . | Entretien avec The XX |
| . | Entretien avec Joakim |
| . | Les interviews Musique |
| . | La nuit parisienne à l'agonie |
| . | Portrait vidéo d'un sosie de Michael Jackson |
| . | Expo Miles Davis en vidéo |
| . | Bruce Springsteen en 60 morceaux |
| . | De retour du festival Offset |
| . | Articles Musique |
Petite histoire de l'electronica (7/7)
Début de 21ème siècle : l'electronica est partout, métissée à au hip hop, à la pop, au rock, à la techno. Qui peut encore poser des barrières à la production ?
Durant les 90's, l'electronica s'éveille à la pop, au hip hop, à la création contemporaine et reviendra même dans le bastion techno. Il est clair aujourd'hui que les artistes de la scène electronica ont décomplexé face à ces genres. Sachant se faire discrète, l'electronica s'est donc acoquinée au fil des années avec une foule de genres et a participé à la création de nombreux labels indépendants. Les années 90, puis 2000, ont vu naître et s'épanouir Morr Music, City Center Office, Chocolate Industry, Mosz, Plug Research, 12K... pour n'en citer que quelques-uns parmi les plus connus aujourd'hui.
Mieux, la scène electronica a revivifié les productions de certains labels indés, comme Domino (Max Tundra, Von Sudenfeld), Ipecac (Mouse on Mars, Venetian Snares), Thrill Jockey, Kranky. Presque 15 ans après Artificial Intelligence vol.1, l'electronica investit des territoires jusqu'alors réservés à la pop et au rock, avec le post-rock. Elle rivalise aisément avec la techno, comme le montre les tracklistings des compilations et mixes de Miss Kittin, Andrea Parker, Modeselektor, Ellen Allien ou même Laurent Garnier. Elle propose une alternative ludique aux tentations rigoristes de l'école électroacoustique (Mou,Lips !, les label Bip-hop, Schematic...), elle s'évade dans l'improvisation (Fennesz, Jason Kahn, Floppy Nails, les labels Mego et A Bruit Secret), flirte avec le jazz (voir les projets Flanger ou les travaux de Jan Jelinek) s'unit de plus en plus souvent à l'art contemporain (Sonic Process, Villette Numérique, Les Siestes Electroniques de Toulouse), envahit le hip hop (Abstrackt Keal Agram, Cappablack, Gold Chains, Prefuse 73, Beans et Airborn Audio, les ex-Antipop Consortium). Elle n'exclut pas non plus les mélodies (voir Boom Bip, Christian Kleine, Flim, One Second Bridge, Styrofoam, Herman & Klein, Denzel & Uhn), ni les ambiances (David Moufang, Console, Donato Wharton). Et elle n'oublie pas l'humour (voir les productions de Kit Clayton et Safety Scissors, ou celles, encore plus dadaïstes de Matmos).
L'electronica s'impose au final, par sa vitalité, ses qualités d'adaptation et sa réactivité, comme un des courants majeurs de l'histoire de la musique électronique. Il est donc fort à parier que nous continuerons encore longtemps à goûter le paradoxe d'écouter cette musique si excitante, née de la technologie d'une musique à danser et proposant un postulat "anti-danse".

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z