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Dossier James Bond
L'univers de Bond est très codé : un smoking, des femmes, des voitures, des gadgets, de l'action et du sexe. A tel point que certains films dits « officiels » ressemblent parfois à leurs propres caricatures. Et qu'il est aisé de se moquer de James en accentuant telle ou telle caractéristique. Mais le mythe 007 a la vie dure. Il est devenu un genre en soi et plus il est ridiculisé, plus il se renforce. Découverte en images d'une dizaine de bondieuseries parodiques, entre consternation et délires hilarants...
Our Man Flint (Daniel Mann, 1966)
James Coburn est Derek Flint, un pseudo James Bond américain à la limite du comique. Deux films ont été réalisés Our Man Flint et In Like Flint (Gordon Douglas, 1967). La bande annonce du premier parle d'elle-même :
Casino royale (John Huston and co, 1967)
Peter Sellers et David Niven sont James Bond. La parodie par excellence, devenue culte depuis sa sortie, avec son casting improbable (dont Orson Welles, Jean-Paul Belmondo, Woody Allen et Ursula Andress, à l'époque la JB girl par excellence) et ses scènes absurdes formant un grand n'importe quoi (et réalisées par au moins sept personnes, dont John Huston). Le second Casino Royale, très très vaguement inspiré de Ian Fleming, après celui de 1954 et avant celui avec Daniel Craig. Petit aperçu de la chose :
Le Magnifique (Philippe de Broca, 1973)
Jean-Paul Belmondo est François Merlin, ou plutôt Bob Saint Clair, un héros imaginé par ce dernier, petit écrivaillon amoureux de sa superbe voisine.
Un film de Philippe de Broca très réussi - ça existe, les comédies françaises réussies ! - qui tente de retrouver le succès de L'Homme de Rio (1963) en parodiant avec intelligence de nombreuses scènes des James Bond. Tout à fait recommandable.
Bons baisers de Hong Kong (Yvan Chiffre, 1975)
Les Charlots sont... les Charlots. Nos comiques troupiers nationaux sont appelés par les services secrets britanniques pour retrouver la Reine d'Angleterre, qui a été mystérieusement enlevée. Car manque de pot, James Bond meurt au début du film. Comédie pataude qui peut arracher quelques sourires à un gamin de dix ans, ce film présente néanmoins une curiosité. On y retrouve en effet des acteurs des productions EON: Lois Maxwell (Miss Moneypenny), Bernard Lee (M), Clifton James (le shériff J. W. Pepper de Vivre et laisser mourir et L'Homme au pistolet d'or).
Pour plus d'infos, un site plein de belles images.
From Beijing with love (Stephen Chow & Lee Lik-Chi, 1994)
Chow Sing-Chi (alias Stephen Chow, le réalisateur du délirant Shaolin Soccer) est Ling Ling Chat (soit 007 en chinois). Cet espion reprend du service après le vol d'un squelette de dinosaure. Il se munit de son smoking et de son hachoir à viande (!) et part de nouveau en mission. Une parodie délirante qui vise en dessous de la ceinture, et souvent juste. Toujours inédit sur nos écrans mais disponible en import en DVD. Pour en goûter toute la subtilité, restez jusqu'au bout du générique :
Austin Powers (Jay Roach, 1997 - 2002)
Mike Myers est Austin Powers, un pur produit des années 60 qui a déjoué les plans du Dr Denfer dans déjà trois films : Austin Powers, L'Espion qui m'a tirée et Goldmember (tous dirigés par Jay Roach, actuellement à l'affiche de Borat en tant que producteur). L'originalité de la série est d'avoir exagéré la dimension sexuelle contenue dans les aventures de 007. Jusqu'au mauvais goût, et c'est très bien. Petit rafraîchissement de mémoire avec une amusante bande annonce du dernier en date. Mais où est passé Myers ?
Spy Kids (Robert Rodriguez, 2001 - 2004)
Antonio Banderas est Gregorio Cortez, un espion qui mène ses missions avec toute sa petite famille.
D'ailleurs, il se fait voler la vedette par sa progéniture, Carmen et Juni. Une série de films pour enfants qui comptent déjà trois numéro (dont un en relief ! ) où Robert Rodriguez (Sin City ) s'amuse avec les films d'action (dont les James Bond), jusqu'à les transformer en cartoon.
Le Smoking (Kevin Donovan, 2002)
Jackie Chan est Jimmy Tong (subtile référence...). Le comique chinois revêt par hasard un smoking bourré de technologie et hop, se transforme comme par magie en espion de haut vol. Comédie pitoyable qui nous permet de voir à quel point la mythologie bondienne, quarante ans après ses débuts, peut être réduite à très peu de choses. Ici, un simple vêtement.
Johnny English (Peter Howitt, 2003)
Rowan Atkinson est Johnny English, un bureaucrate des services secrets anglais qui, après la mort de leur agent n°1, se met à la recherche des bijoux de la couronne. Le scénario a été écrit par Neal Purvis et Robert Wade, qui ont signé ceux de tous les Bond depuis Le Monde ne suffit pas. A l'origine de ce film, on trouve une série de publicités pour une carte de crédit. Mister Bean avec un Walter PPK, ça donne ça :
OSS 117 - le Caire nid d'espions (Michel Hazanavicius, 2006)
Jean Dujardin est OSS 117, un espion français qui aime le Président René Coty. Encore une comédie française réussie,
même si les OSS girls semblent ici peu à l'aise avec le sex appeal. Le film parodie moins les bandes des années 60 ayant pour vedette OSS 117 - à l'origine, espion de l'Oncle Sam - que les premiers Bond de Sean Connery. Dujardin est d'ailleurs parfait en clone dégénéré de 007. Les réflexions imbéciles et le chauvinisme lui siéent parfaitement. Entre deux corps à corps bien mis en scène, le film en profite pour fustiger la xénophobie ambiante. Une suite est à prévoir.
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