FPS - Sortie en France le 8 septembre 2006
Après Red Dead Revolver et Guns, c'est au tour de Call of Juarez de faire parler la poudre au Far West. De grands espaces sauvages s'offrent à vous, alors que les desperados mal rasés font siffler les balles à vos oreilles. Sortez l'harmonica et le poncho, vous allez réécrire le western à coup de Winchester.
Billy la bougie a tenté pendant plusieurs années de retrouver le trésor de Juarez. Il a échoué comme tout le monde, mais en ce qui le concerne c'est normal, Billy est un poissard, il attire les ennuis comme le miel attire les abeilles. Ici les abeilles sentent la sueur, portent un chapeau, jurent et crachent à tour de bras et pour finir elles ont une fâcheuse tendance à faire parler la poudre. Ce genre d'abeilles, Hope en est rempli. C'est le village natal de Billy, et ce dernier compte bien y retrouver la seule personne qui compte à ses yeux : sa mère. Aussi, lorsqu'il tombe sur son cadavre encore fumant et qu'en levant les yeux il voit arriver le révérend, il sait qu'il va être le premier suspect. La poisse a encore frappé.
Travail graphique - Ouvrez bien les yeux, vous êtes dans l'ouest américain. Les montagnes s'étendent à perte de vue, à condition que votre carte graphique vous suive bien sûr. Call of Juarez va lui faire cracher ses tripes. Les auteurs du studio Techland, ont misé sur l'épate visuelle. Il ne pouvait en être autrement, le western, c'est d'abord les grands espaces, format cinémascope. Vous n'aurez de cesse de vous arrêter pour contempler les poussières qui dansent sous le soleil, les prairies et forêts qui s'étendent à perte de vue, le jeu des reflets sur l'eau, ou les chemins vaguement dessinés à travers la végétation qui couvre les montagnes à perte de vue. La brume de chaleur permet un rendu plus réaliste en effaçant en douceur les détails des objets les plus éloignés. Le motion blur, les explosions, la fumée, le flou de mise au point et les explosions, tout est mis en oeuvre pour en mettre plein la vue.
Billy le candide - Corollaire d'un univers où tout est à construire et où la loi n'a pas encore trouvé sa place, la lutte du bien et du mal est l'un des thèmes principaux du western. Dans Call of Juarez, vous incarnez le bien, au travers des deux personnages principaux. Billy tout d'abord, un jeune homme candide qui n'a pas les épaules pour affronter ce monde violent, il doit faire preuve d'humilité en évitant le danger. De phases d'infiltration en rites initiatiques, Billy passe la plupart de son temps à chercher des armes et à fuir le révérend. Il est honnête mais terriblement naïf et votre tâche consiste à faire de lui un homme. On comprend vite que finalement Billy devra lever la tête et apprendre affronter les obstacles.
Le révérend, fou de Dieu - Le révérend Ray est un brigand repenti. Il a beaucoup plus de charisme que le jeune Billy et l'incarner est absolument jubilatoire. Il s'est auto-proclamé « main de Dieu » et n'a de cesse de poursuivre les brebis égarées. Toutefois, au lieu de les ramener au sein du troupeau comme le ferait n'importe quel homme d'Eglise, il préfère nettoyer par le vide. Le révérend Ray, c'est l'apocalypse sur pattes. Beaucoup plus lent que Billy, il s'avance sans faillir protégé par une plaque métallique qu'il s'est lui même confectionné. Incarner le révérend donne une réelle sensation de puissance.
Imaginez un peu :
00:00:00 Vous entrez à découvert dans une rue, vous dégainez deux pistolets et profitez du bullet time pour loger une balle, une seule, dans la tête de chacun des quatre brigands qui vous menacent, vous les voyez tomber dans un nuage de poussière, éclaboussés de leur propre sang - 00:06:00 - Alors que vous sentez des balles ricocher sur votre plastron d'acier vous lancez un bâton de dynamite sur votre droite et tirez une salve au fusil sur un mec perché sur un toit, à votre gauche - 00:09:00 - Un nuage de poussière a remplacé le cow-boy qui vous tirait dessus avec un fusil à canon scié. Des mottes de terre retombent sur le sol, le silence revient, ainsi soit-il - 00:12:00.
Bilan des opérations : 6 enfants de satan éliminés en 12 secondes. Vous pouvez repartir à la recherche de Billy, ce jeune loup qui a violé les lois du seigneur.

Cow-boys décérébrés - Le vocabulaire des cow-boy se limite à un répertoire limité d'injures d'une grossièreté sans égal. Ce sont de vraies crapules certes, mais est-ce vraiment nécessaire de les faire jurer toutes les trois secondes ? Les foies jaunes, fils de pute et autres connards deviennent vite répétitifs et systématiques. Ces cow-boys ne seraient donc que des automates ? Les indiens par contre sont nettement plus intelligents (quoique je n'en sois pas sûr, ne parlant pas le cheyenne je n'ai peu vérifier la varité de leur vocabulaire). L'un d'entre eux, très âgé, joue le rôle du sage, évidemment.Finalement malgré quelques défauts évidents de conception, Call Of Juarez est une pépite. Dotés d'une personnalité dense, les personnages sont convaincants et le jeu est rythmé par des phases de jeu à dimension épique. Il en est ainsi de l'attaque du train, de la poursuite de la diligence à travers des vallées encaissées, ou de l'attaque du fort protégé par un régiment de brigands en tout genres. De grands moment d'action que le la variété du gameplay rend très riches, alors même que tout ce qui se trouve autour de vous est soutenu par des effets graphiques époustouflants.
L'immersion est le maître mot, vous auriez tort de ne pas répondre à l'appel de Juarez. Chaussez vos bottes, sellez votre cheval et faites parler la poudre, il y a tout un tas de chiens jaunes qui souhaitent en découdre.
Call of Juarez
Edité par Focus Home Interactive
Développé par Techland
FPS sur Xbox 360 et PC
Sortie en France le 8 septembre 2006

Sur le Web :
- Site officiel du jeu