Jeu de Plateformes sur DS - Edité et développé par Nintendo
Nom de code : Opération Super Pincess Peach. Un de nos courageux chroniqueurs a pu pénêtrer l'enceinte de la Nintendo Company, et enregistrer cette conversation entre un jeune game-designer prodige et son boss, le responsable marketing 'Monde' de Mario Bros. Un sujet gonzo pour un scoop fatal...
La scène se passe à Tokyo, dans le parking de la très mystérieuse N. Company. Deux hommes se retrouvent à l'arrière d'une voiture... l'équipe de Chamboultout a tout entendu. Mais jusqu'à la mort nous protégerons nos sources.
- Bonsoir, patron, j'ai un super concept pour le prochain Mario.
- Mario Curling ?
- Non patron. Après Mario Tennis, Baseball, Football, Golf, Party, DDR, et les featuring dans SSX et NBA Street V3, on ne peut plus trop se permettre.
- On peut toujours. Mario est plus vieux que la plupart des gamers et il les enterrera tous. Au fait, tu sais ce qu'il fait des pièces d'or qu'il collecte dans nos jeux ?
- Euh... patron...
- Il les chie dans ma poche. C'est la poule aux œufs d'or.
- Ok mais...
- Les joueurs sont tellement habitués qu'on pourrait leur faire bouffer du Mario en apéricubes.
Et puis on a franchi le cap de l'overdose : personne ne trouve anormal que cinquante jeux sortent chaque année sur un seul personnage. Je t'ai parlé de notre projet de poupée gonflable ?
- Non... mais là j'ai une idée révolutionnaire...
- On lui change la couleur de sa salopette ?
- Non parc...
- Quoi ? On le rajeunit en lui faisant un bouc et un piercing à l'arcade ?
- On met Princess Peach en avant.
- Prin... Princess quoi ?
- La blonde, là, celle qui se fait toujours enlever.
- Et cette fois, elle partirait avec un plombier polonais ?
- Non. Elle serait l'héroïne.
- ... Mais... pourquoi ?
- Efficacité. Rentabilité. Conquête du créneau féminin. Esthétique kawaï. Progression du marché de la DS.
- Vu comme ça, d'accord, mais ça ne risque pas de faire un peu gadget ? On a déjà fait le coup aux gamers avec Luigi comme héros et ils ont bien compris que question gameplay, remplacer Mario n'apporte rien.
- C'est là que mon idée devient géniale. Princess Peach serait dominée par ses émotions, et en touchant l'écran tactile, on pourrait lui débloquer de supers pouvoirs. La joie pour voler, la colère pour brûler comme dans Dragon Ball, les larmes pour pleurer, et le calme pour se régénérer. Pour le reste, on ne change rien : jeu de plate-forme, Bowser comme méchant, et des Koopas dans tous les sens.
- Mais les nanas ne risquent pas de gueuler si on leur sert une héroïne dont le pouvoir est de pleurer ?
- C'est là que mon scénario rattrape le coup. Bowser aurait volé un sceptre des émotions et aurait rendu tout le monde cyclothymique - méchants comme gentils, tous super gais, ou super énervés, ou en larmes. Bowser enlève Mario, et quand Peach rentre de son shopping, elle s'aperçoit du drame et part à sa recherche. Inversion du scénario classique. Grandiose coup de buzz.
- Et ça ne va pas se voir que Princess Peach sera hystérique même sans avoir été touchée par le sceptre des émotions ?
- Ne vous inquiétez pas, patron, les journalistes seront tellement scotchés par le scénario-événement qu'ils ne poseront pas de question. Quelques féministes brûleront peut-être un pad ou deux, mais ça nous fera de la pub. Le principal atout de mon idée, c'est que côté marketing on n'aura besoin d'aucun budget.
- Ah, ouais, sympa. Mais en développement, s'il faut faire du tactile, ça va demander un gros effort ?
- Bof, Super Princess Peach, ce serait avant tout une vitrine de l'univers Mario.
- Tu penses qu'on pourrait refourguer les stages habituels, avec le désert, le château hanté, le glacier ?
- Oui, sans souci. On ressort les vieux graphismes, la 2D, une prise en main ultrasimple et efficace, huit niveaux que n'importe quel mongol pliera en huit heures, quelques mini-jeux, le tout vendu 40 euros, et avec l'argent vous vous payez une nouvelle villa de 30 000 mètres carrés. Vous savez bien que les hardcore gamers préfèrent croire qu'on a un univers plutôt qu'on manque d'imagination. Les fans de oldies suivront de toute façon. Et les jeunes y verront un bon moyen de se raccrocher à l'histoire du jeu vidéo. Avec Super Princess Peach, on gagne sur tous les tableaux.
- Pas mal. Tu sais que tu me plais, toi ?
- Patron, je...
- Non, ne dis rien. La poupée gonflable Mario, je l'ai sur moi. Tu veux la tester en exclusivité ?
- Je...
- Teste-la. Maintenant.
- Patron, je voudrais une augmentation.
- Tu sens comme sa moustache est souple ? C'est du nylon. Parce que la qualité Mario, c'est Super Princess Peach, mais c'est aussi une bonne moustache bien virile, quand il le faut.
L'enregistrement s'arrête ici. Notre informateur est encore en thérapie au jour d'aujourd'hui. Un autre brave est tombé, au nom du journalisme total.

Sur le web :
- Site officiel du jeu
- Fiche du jeu sur le site Nintendo US