Les zombies sont loin d'être morts et ils ont encore beaucoup à nous dire. Malgré leur mutisme peu amène et leurs attentions peu délicates, ils nous "parlent", à leur façon. Focus sur Land of the Dead, le vrai film-événement de l'été, et retour en miroir sur son alter ego comique Shaun of the Dead.

Leur principal exégète, George A. Romero - celui-là même qui il y a presque trente ans initia l'exploration de leurs us et coutumes, simples il est vrai - revient aujourd'hui dans la course. Son Land of the Dead conclut (?) une tétralogie qui n'en finit pas de faire des adeptes et disciples.

Pour preuve, Shaun of the Dead, satire britannique qui voit un anti-héros plein de bières anglaises s'affronter à une horde de morts vivants toujours aussi assoifés de cervelles humaines. Comme tout pastiche qui se respecte, le film suit pleinement les règles initiées par Romero - et si souvent dévoyées -, en particulier l'attachement à la dimension sociale et réaliste (lire l'article de Laurence Reymond).

Mais à seigneur tout honneur. A la faveur d'une modernité avec laquelle il sait prendre ses distances, le pape du genre s'éloigne d'une approche trop réflexive, trop conceptuelle - telle celle de Snyder dans le remake de Dawn of the Dead -, pour foncer dans le tas et réaffirmer sa vision politique et poétique (lire l'article de Jérôme Dittmar).

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