Mini-dossier à l'occasion de la sortie de Shaun of the Dead (Edgar Wright) et Land of the Dead (George A. Romero)
Les zombies sont loin d'être morts et ils ont encore beaucoup à nous dire. Malgré leur mutisme peu amène et leurs attentions peu délicates, ils nous "parlent", à leur façon. Focus sur Land of the Dead, le vrai film-événement de l'été, et retour en miroir sur son alter ego comique Shaun of the Dead.
Pour preuve, Shaun of the Dead, satire britannique qui voit un anti-héros plein de bières anglaises s'affronter à une horde de morts vivants toujours aussi assoifés de cervelles humaines. Comme tout pastiche qui se respecte, le film suit pleinement les règles initiées par Romero - et si souvent dévoyées -, en particulier l'attachement à la dimension sociale et réaliste (lire l'article de Laurence Reymond).
Mais à seigneur tout honneur. A la faveur d'une modernité avec laquelle il sait prendre ses distances, le pape du genre s'éloigne d'une approche trop réflexive, trop conceptuelle - telle celle de Snyder dans le remake de Dawn of the Dead -, pour foncer dans le tas et réaffirmer sa vision politique et poétique (lire l'article de Jérôme Dittmar).
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