Fluctuat/Arts, culture, société, poil à gratter
• Musique • Cinéma • Livres • Jeux vidéo • Télé • Société • Arts • Scènes • Sortir

> newsletter | blog cinéma | forum cinéma | jeux | concours
dernière mise à jour le 12.02.12 à 14:57
x fermer Inscrivez-vous à la newsletter Flu :
Actu ciné
Films de la semaine
News cinéma
Prochainement
Photos cinéma
Box office
Entretiens
Entretien avec Matt Porterfield
Entretien avec Matt Porterfield
John C. Reilly à Cannes
Entretien avec Pierre Woodman
Jan Kounen et le chamanisme
Entretien avec Frédéric Sojcher
Interviews Cinéma
Critiques
La Désintégration
La vie d'une autre
La Dame de fer
Go Go Tales
La Taupe
Underworld: Nouvelle ère
Recherche bad boys désespérément
Hanezu, l'esprit des montagnes
Les critiques Cinéma
Dossiers
Histoire des vampires
Histoire des vampires
Harry Potter au cinéma
Nouvelle Vague
Histoire du cinéma porno
Festival de Berlin
Dossier Mesrine
Téléchargement de vidéo sur Internet
James Bond
Tous les dossiers Cinéma
Année 1996

Chronologie

Michael Winterbottom

Archives de Fluctuat

Portrait chronologique de Michael Winterbottom, réalisateur de Welcome to Sarajevo, Nine Songs ou plus récemment The Road to Guantanamo.

Michael Winterbottom naît en 1961 dans le Lancashire, d'une mère institutrice et d'un père employé chez Philipps. Chez les "derrières d'hiver" (winter bottom) la télévision reste allumée toute la journée. Ainsi le petit Michael se fait une solide culture cinématographique de films anciens et nouveaux. Il conserve ses penchants pour l'image en fréquentant les ciné-clubs locaux alors qu'il est étudiant en lettres à l'université d'Oxford. Après avoir obtenu une licence, il part à Bristol suivre une formation cinématographique. C'est à Londres qu'il fait ses débuts dans la télévision en travaillant sur des téléfilms en tant qu'assistant-monteur à la Thames télévision. Puis il travaille comme documentaliste pour Lindsay Anderson, qui réalise un documentaire sur le cinéma britannique.

En 1986, il travaille à la réalisation d'une série télé, Boon, qui raconte les déboires de deux sapeurs pompiers. C'est sur ce tournage qu'il rencontre Stephen Dillane, acteur principal de son futur film Welcome to Sarajevo. Il débute réellement sa carrière de réalisateur en 1988, en signant deux documentaires sur Ingmar Bergman qu'il n'a pourtant jamais filmé. Annonçant déjà un goût pour le montage, il compose son premier portrait, The Magic lantern, de quelques films amateurs qu'il tourne et rehausse d'une voix-off tirée des mémoires du grand cinéaste suédois. Il se plonge dans son œuvre pendant six mois, se passionne pour sa méthode de travail, admire sa façon de tout contrôler. De même, le deuxième volet, Ingmar Bergman : The director, sera réalisé à partir d'interviews de ses collaborateurs. Bergman ayant un droit de regard avant diffusion des films, le jeune bleu montre ses films au maître pour son approbation, qu'il obtient.

Il travaille pour la première fois avec Frank Cottrell Boyce en 1989 sur True romance. Cette dramatique télé pour enfant d'une demi-heure, raconte l'histoire d'un petit garçon amoureux de sa voisine plus âgée que lui. Suivent The Strangers en 1989, un film pour la télévision, puis Forget about me en 1990. Under the sun réalisé en 1992, raconte l'histoire d'une jeune femme qui décide de faire le tour du monde sans jamais parvenir à dépasser l'Espagne. Le tournage se déroule au fur et à mesure que le scénario s'écrit.

La même année, il réalise pour une télévision Time riders et Love lies bleeding. Cette histoire est tirée d'un sujet autobiographique de Rosan Bennett. Un prisonnier, incarné par Mark Rylance, est en permission pour une journée. Il retrouve son amie et revoie ses amis de l'IRA dont il fait partie. Ce film remportera le Silver Award du New York Television Festival 1993. Toujours pour la télévision, il réalise cette année là The Mad woman in the Attic, le premier épisode d'une série qui deviendra un succès : Craker. Diffusée sur Granada, la série raconte les aventures d'un criminologue qui se prend pour un détective.

En 1994, il réalise - toujours pour la télévision - les quatre épisodes de Family. Produit par son ami de longue date Andrew Eaton et écrit par Roddy Doyle, l'auteur de la trilogie The Commitments, The Snapper et The Van, chaque épisode expose la vie de la famille Spencer selon le point de vue d'un de ses membres : Le père, Charlo, son fils John Paul, sa fille Nicola, et sa femme Paula constituent une famille dublinoise archétypale. Ce feuilleton est couronné par de nombreux prix dans des festivals de cinéma et de télévision du monde entier, et obtient notamment le prix Europa du programme de l'année 1994 et le Royal Society Award de la meilleure série dramatique de l'année.

Suite au succès de Family, Andrew Eaton et Michael Winterbottom s'associent et fondent en mars 1994 Revolution Film, une société de production qui leur permet de développer leurs propres projets. Après maintes collaborations avec Frank Cottrell Boyce, tous deux ont le désir de faire ensemble un film pour le cinéma : Delitious. Portrait de trois jeunes de vingt ans, projet avorté, économiquement infaisable.

En 1995, naît alors Butterfly Kiss, film peu coûteux (400 000£), ne mobilisant qu'une équipe de vingt personnes. C'est une histoire d'amour qui a pour cadre l'autoroute du Nord de l'Angleterre. Eunice (Amanda Plummer), une sorte d'amazone des temps modernes, est à la recherche de Judith. Le corps percé, tatoué, enchaîné, elle écume les stations service et rencontre Miriam (Saskia Reeves), une serveuse, jeune femme coincée qui se met en tête de la suivre et avec laquelle elle finira sa route.

Puis Winterbottom réalise Go now ! Produit par Revolution Film pour la BBC, ce film est tiré d'un scénario écrit par Jim McGovern et Paul Henry Powell. Ces derniers s'étaient rencontrés lors d'un atelier d'écriture pour patient atteint de la sclérose en plaque. Comme nombre de projet de Winterbottom, le film se réalise très rapidement : en janvier 1996 la BBC donne son accord, quatre mois plus tard, le film est terminé. Nick interprété par Robert Carlyle, est atteint par cette maladie qui, petit à petit, le transforme. Il subit ses symptômes et ne supporte plus ni sa femme Karen (Juliet Aubrey) ni ses amis du club de foot, qui lui rappellent sa condition physique antérieure, quand il était considéré comme un excellent amant et adulé pour ses dribbles et ses buts. Le film ne se contente pas de parler de la maladie, il la place dans un contexte quotidien, sans exacerber le misérabilisme. Trevor Waite, le monteur de ce film, remporta le Prix Europa du meilleur montage et les Royal Television Society Awards couronnèrent Robert Carlyle du prix du meilleur acteur et les deux scénaristes... du prix du meilleur scénario. Alors qu'il tournait Go now !, Michael Winterbottom réfléchissait déjà au scénario de Jude.

La même année il réalise pour Revolution Films une adaptation du roman de Thomas Hardy, Jude l'obscur, son livre préféré. Cet auteur l'avait déjà inspiré à tel point qu'il avait fait un court-métrage à partir de ses écrits. Jude (Christopher Eccleston) est un jeune homme instruit qui habite la campagne et rêve d'être professeur à Oxford. Ses premières amours l'obligent à faire un mariage de convenance au cours duquel sa femme le quitte. Il part alors pour la ville et tente de devenir professeur, ce que ses origines sociales, malgré ses connaissances, lui interdisent. Il tombe amoureux de sa cousine (Kate Winslet) qui l'aime mais lui préfère pour un temps un professeur rangé. Mais attirés l'un par l'autre, les deux jeunes gens partent finalement ensemble. L'ex-femme de Jude revenue d'Australie où elle avait fuit revient dans sa vie pour lui donner son enfant. Les amoureux, maintenant parents de deux enfants, vont de villes en villages sans cesse chassés parce qu'ils vivent en concubinage. Beaucoup trouveront ce film très beau, très romantique, d'autres - dont je fais partie, s'ennuieront devant ce déploiement de misérabilisme emballé de joliesse. Les décors sont beaux, certes, mais cette saga à force de rebondissements ne s'attarde pas assez sur la nature profonde des personnages. Peut-être aurais-je préféré que Winterbottom utilise son talent de cadreur pour resserrer ses images au plus près de ses protagonistes. Maints déboires entravent ce couple sauvé par l'amour, et nous avons parfois l'impression qu'il ne s'agit là que d'un épisode rajouté à leur histoire déjà périlleuse. Quand les trop lourdes entraves sociales conduisent peu à peu à la rupture, nous savons que rien d'heureux ne peut leur arriver.
Ce film, présenté au festival de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, obtint le prix du Festival de Dinard et le prix du festival des Cinéastes à Madrid, ainsi que le Michael Powell Award du meilleur film britannique au Festival du Film d'Edimbourg.

En 1997, il réalise Welcome to Sarajevo grâce à Revolution Films. Au sein de sa société de production, il est également producteur exécutif de Resurection man, réalisé par Marc Evans.
L'année suivante, il réalise I Want You, dans lequel il retrouve Marisa Tomei. Rachel Weisz et Alessandro Nivola font également partie du casting de ce très beau film.

L'année 1999 ne fût pas spécialement prolifique pour ce réalisateur habitué à enchaîner les tournages. Après avoir présenté Wonderland au dernier Festival de Cannes, il sort cette semaine sur les écrans parisiens With or without you. Allant vers une précision de plus en plus grande, ce portraitiste populaire arrive à nous toucher par ses audaces filmiques, ses filtres dans I Want you qui subliment la côte Sud de l'Angleterre, de même que l'utilisation audacieuse du montage en accéléré dans Wonderland transportent le spectateur dans les sentiments de la protagoniste, perdue dans une grande ville.

On attend avec impatience son prochain film Kingdom come produit par sa Revolution Films et dont le tournage est prévu pour février 2000. Ecrit par Frank Cottrell Boyce, le scénario est une adaptation d'un livre de John Irving The Cider House Rule. Nastassia Kinski et Wes Bentley sont d'ores et déjà prévus pour incarner les rôles principaux.

Chroniques des films de Michael Winterbottom :
- Welcome to Sarajevo (1998)
- Wonderland (1999)
- With or without you (1999)
- Rédemption (2000)
- In this World (2003)
- Nine songs (2004)
Suivre @fluctuat
Anne-Laure Bell - 07 mai 2008

• Les news d' Écrans, le blog cinéma
Jean Dujardin au Saturday Night Live avec Zooey Deschanel : le frenchie en fait-il trop ? Jean Dujardin au Saturday Night Live avec Zooey Deschanel...
On n'arrête plus Jean Dujardin. Actuellement en pleine...
Steve Carell et Keira Knightley rejouent Les Derniers jours du monde Steve Carell et Keira Knightley rejouent Les Derniers...
Présenté comme une "apocalyptic dramedy", Seeking a Friend for...
Jean Dujardin incarne tous les méchants hollywoodiens pour Funny or Die Jean Dujardin incarne tous les méchants hollywoodiens...
Alors que certains pouvaient encore douter de l'intégration...
Les meilleures casseroles comiques de Natalie Portman Les meilleures casseroles comiques de Natalie Portman
Après une pause liée à la naissance de son premier enfant en...
Jason Bourne sans Jason Bourne : la bande-annonce Jason Bourne sans Jason Bourne : la bande-annonce
Comment faire un épisode de Jason Bourne sans Jason Bourne...
• Diaporamas cinéma

Les scènes de vomis au cinéma

Les pornstars reconverties au cinéma

Les robots au cinéma

Les années Nirvana au cinéma

Star Wars : le tour du monde en affiches

• Nés aujourd'hui
Neal McDonough
Andrew Bryniarski
• Sur le forum Cinéma

musique du film 30 minutes maximumcourt métrage "l'Antre des ombres" Fanfilm...Moviesback > Quizz CinéCascade dans les films françaisComment faire de la figuration ?

• Deal du jour, avec Groupon
> tous les deals
  • J'en profite
• Restez connectés avec Fluctuat
RSS Facebook Twitter iPhone
Newsletter :





cinéma.fluctuat.net
Zoom sur

Natalie Portman
Natalie Portman
Matt Damon
Matt Damon
Robert De Niro
Robert De Niro
Robert Downey Jr
Robert Downey Jr
Terrence Malick
Terrence Malick
Andrew Garfield
Andrew Garfield
Les personnalités du cinema

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z 0-9

Afficher par : naissance / nationalité / métier
Dico des films
L'Homme sans passé
L'Homme sans passé
Jellyfish
Jellyfish
The Countess
The Countess
La Mort suspendue
La Mort suspendue
L'abécédaire des films

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z 0-9

Afficher par : genre / nationalité / année
Histoire du cinéma
Histoire du cinéma

- Histoire du cinéma anglais
- Histoire du cinéma de vampires
- Histoire du cinéma japonais
- Histoire du cinéma italien
- Histoire du cinéma coréen



Qui sommes-nous ? | Confidentialité | Mentions légales | Publicité | Partenariats | Presse | Index | index cinéma | Syndication RSS

Plan du site : Musique - Cinéma - Livres - Jeux vidéo - Télé - Société - Arts - Scènes - Sexe - Foot - Sortir - Forum

Fluctuat.net - Tous droits réservés. Un service édité par Doctissimo Network