Lovers de Jean-Marc Barr

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C’est pas moi, c’est le Dogme !

Après les Idiots, Festen et dans une moindre mesure Mifune, on pouvait douter de l’aspect purement publicitaire de la charte Dogme. Ces films, et surtout les deux premiers, avaient réussit à imposer un nouveau cinéma, une nouvelle façon de faire et de voir le septième art.

On aurait pu donc penser que c’est dans cette lignée que se dirigeait Jean-Marc Barr en réalisant son premier long métrage, ouvertement revendiqué "Dogme". Hélas, ce fut tout le contraire. L’acteur du Grand bleu et de Folle d’elle (il faut bien vivre) ne semble avoir conservé que les aspects négatifs de la charte. J’entends par "aspects négatifs", le tournage en vidéo ou l’absence de lumière artificielle et de musique, entre autre. Mais là où ces contraintes servaient les scénarios exemplaires des Idiots et de Festen, elles ne sont dans Lovers que des effets de style mal sentis et laids. Jean Marc Barr a certainement été très marqué par le travail de Lars Von Trier et de Thomas Vinterberg, mais n’est pas danois qui veut. A force de se réfugier derrière le Dogme pour légitimer la mise en scène lourde de sa ridicule histoire d’amour, le comédien français n’aura contribué qu’a développer l’effet de mode qui gangrenait déjà la charte jadis intéressante. C’est donc bien vrai : le Dogme, c’est que de la pub.

Lovers
De Jean-Marc Barr
Avec Elodie Bouchez, Jean-Christophe Bouvet, Irina Decermic
France, 1999, 1h40.

Jonathan Lecarpentier Le 08 December 2000

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