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Japon, 1999, 100 min.
Mamoro Oshii a apporté quelques-unes unes des révélations qui ont fait du manga ce qu'il est aujourd'hui.
Devant la réussite évidente de Ghost in the Shell qui avait relevé de beaucoup le niveau général du manga filmé (au côté toutefois de petits chefs d'œuvres tels que Akira, Mon voisin Totoro ou bien encore Le Tombeau des Lucioles…), on était en droit d'attendre beaucoup de ce Jin-Roh qui réunissait le même générique.
Pourtant, l'attente n'a d'égale que la déception. Pour ce film qui ne restera dans les mémoires que par le fait qu'il est le dernier entièrement fait à la main (tout en cellulos et sans le moindre apport des nouvelles techniques numériques), on est en tout point déçu. Animation laide et partielle (seul le personnage qui parle est animé), personnages inexpressifs (une seule expression faciale pour exprimer tous les sentiments !), histoire lourde (des métaphores plus qu'appuyées, une thématique animalière qui est usée jusqu'à la corde par le film et par les nombreux autres qui l'ont précédé)… A vouloir jouer les grands mangas intellos (lenteur soutenue, silences, absence d'action) Jin-Roh ne parvient, au mieux, qu'à devenir un simple cartoon lourd et chiant.
Jin Roh
De Hiroyuki Okiura
Japon, 1999, 1h40
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