1964, année de naissance de Miossec et titre du dernier album du brestois ressemble à un nouveau départ même si l'on ne saurait réduire l'œuvre de Miossec à son côté désenchanté et autodestructeur, au récit sans concession de rapports humains nécessairement décevants. En effet, si le Brestois trouve toujours les mots justes et grinçants pour décrire le quotidien imparfait de nos vies étroites, les arrangements de corde signés Joseph Racaille offrent un contrepoint adéquat à la sècheresse des mots de l'artiste et soulignent à merveille le relatif apaisement d'un homme de quarante ans. Miossec a vieilli et nous avec. Nous faut-il pour autant nous résoudre à ne jamais plus éprouver l'ivresse de Boire ?
Marc Sauvaud