Deux ans après le lumineux Finally We Are No One, magnifique premier album, Mum livre Summer Make Good un disque plus sombre et moins accessible. La musique, toujours aussi belle et mélodique, habille élégamment la voix éthérée de Kristin Valtysdottir. On retrouve, bien entendu, l'électronica cotonneuse et hypnotique des Islandais. Les sons étranges, qui évoquent les craquements de la neige ou le vent du nord, dessinent des ambiances cinématographiques, un monde onirique fait de paysages d'hiver, sombres et froids. L'album constitue cependant une légère déception. On ne saurait trop dire à quoi cela tient. Malgré quelques instrumentations plus classiques, Mum creuse à peu de choses près le même sillon que sur les albums précédents mais ces paysages atmosphériques et lunaires se font moins envoûtants et point au final une certaine lassitude.
Marc Sauvaud