| . | Entretien avec Dieudonné |
| . | Entretien avec Joël Pommerat |
| . | Palarbres – entretien avec le groupe Zur |
| . | Emmanuelle Laborit |
| . | Ilka Schönbein en interview |
| . | Les interviews Théâtre Danse |
Au Théâtre Paris-Villette jusqu'au 25 octobre 2003
Le texte de Faust ou la fête électrique se présente sous la forme d'un livret d'opéra sans qu'aucune musique n'en soit écrite. Alexis Forestier, metteur en scène et musicien, a été séduit par ce qu'il appelle la "langue ritournelle" de l'Américaine de Paris.
Il ne faut pas chercher de signification immédiate dans le texte de Faust ou la fête électrique, pièce mystérieuse écrite en 1937 par Gertrude Stein. L'écriture fonctionne par assemblages, rimes, répétitions, associations de sons. Les mots sont notes de musique, les phrases rythmes. L'ensemble forme, selon la propre définition de Gertrude Stein, un "opéra fait pour être chanté" sur le thème du ressassement existentiel, porté par un Faust qui, après avoir vendu son âme à Mephisto, met en doute l'existence même de cette âme.
Alexis Forestier, fondateur au milieu des années quatre-vingts des Endimanchés, groupe de percussions qui s'inspire à la fois de la musique industrielle bruitiste et de la chanson populaire, puis de la Compagnie les Endimanchés en 1993, trouve avec cette pièce matière parfaite à sa recherche : celle qu'il mène depuis une dizaine d'années avec sa compagnie sur la théâtralité des textes poétiques et, plus récemment, dans ses deux précédentes créations, Fragments complets Woyzeck et Une histoire vibrante, sur l'accompagnement de textes poétiques par des univers sonores construits sur le mode musical de la ritournelle. Là, les motifs répétitifs peuvent être chantés mais constituent également un support à l'écoute du texte et conditionnent la scansion ou la ciselure de la parole.
Le texte de Gertrude Stein procédant lui-même de la ritournelle, la rencontre avec la Compagnie des Endimanchés est féconde. Le spectacle qui en résulte est très étrange, manège envoûtant d'images et de sons. On en ressort avec l'impression d'avoir fait un de ces songes troublants, dont on tentera pendant des jours de recoller les morceaux, de traquer les détails, de comprendre la signification. Un rêve qui hantera longtemps les mémoires.
Faust ou la fête électrique
"Opéra fait pour être chanté" de Gertrude Stein
Traduction Marie-Claire Pasquier
Mise en scène, scénographie, musique Alexis Forestier
Au Théâtre Paris-Villette jusqu'au 25 octobre 2003
mardi, jeudi, vendredi 21h, mercredi, samedi 19h30, dimanche 16 heures
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Pitié d'Alain Platel
Dans Pitié!, dernière création d'Alain Platel, le corps des danseurs transpire la douleur de l'âme. Aux limites de la folie, sa chorégraphie extatique renoue avec...